Recensement de la Rue Cyrus Hugues en 1901:

Darius Courageux ,cafetier, et sa famille, Antoine Laporte et Raymond Amen, employés, garçons limonadiers. Louis Remy sous lieutenant. Marius Gastardi boucher. Ernest Bidaut officier. Auguste Imbrico confiseur et sa famille, dont Joseph Pellegrin charpentier son beau-père, Remy Peronnet employé, pâtissier, Maurice Gugiano son apprenti, Joséphine Paliarino, domestique. Ambroise Arcens, serrurier, et sa femme. Gustave Queyrel, conducteur aux Ponts et Chaussées et sa famille. Riccomini Joseph chaudronnier aux F&C et son épouse, domestique. Benoît Flandrin, mécanicien, et sa famille. Laurent Brunel, boucher, son épouse et Léopold Aycard son employé. François Gautier, employé aux F&C, son fils, employé à la mairie, sa fille. Bonifay Pélagie, patronne de boulangerie et ses 4 enfants. Rose Cudel et ses 3 enfants. Jean Heyer, négociant en mercerie, son épouse, leur cuisinière Marie Grimaud et Joséphine Maurel, employée. Alphonse Tilly, débitant de boissons et sa famille (son fils est apprenti ajusteur aux F&C) . Joseph Rolland, pointeur aux F&C et sa famille, avec son père (71 ans) chef gardien aux F&C. Adolphe Coste chef ouvrier à l’arsenal, Honorine son épouse, papetière, et leur fils. Louis Peyron, serrurier, son épouse, commerçante, leurs 3 fils, chaudronnier, ferblantier et écolier. Marie Cognet et son fils, employé aux F& C. Mélanie Rainaud et son fils, ouvrier à l’arsenal. Marie Chamayou et son fils, chaudronnier aux F& C. Ferdinand Dugas coiffeur, son épouse, Noël Fina son employé. Barthélémy Acquarone, vermicellier*et sa famille et ses 2 domestiques Modeste Bologna et Elisa Gandolfo. Baptistin Baschieri, chaudronnier aux F&C et sa famille. Marius Ravel retraité, Cyr Tortel son beau frère, retraité et Louise Tortel sa belle sœur débitante de boissons, Marie Tortel sa nièce et Cyr Tortel son petit neveu dessinateur aux F&C. Clément Couadou menuisier, et sa famille. Alexandre Carli charpentier aux F&C et sa famille. Jean Agnese, horloger, son épouse, son frère, riveur aux F&C et Antonia Del Fiol , domestique. Amable Braquet ouvrier à l’arsenal , son épouse et leur fils apprenti riveur aux F&C. Marius Venel, retraité et son épouse. Ferdinand Poirot, confiseur, son épouse , 2 employés (Jean Blanc et Pierre Portès) et leur domestique Renaude Portès. Louise Ourdan, ses 3 enfants et sa belle sœur, sans profession. François Delmas, sergent major, son épouse, lingère, leur domestique Ernestine Arminia. Vincent Py, lampiste, et sa famille. Laurent Arnaud surveillant à l’arsenal, son épouse, commerçante, leur fille et sa belle mère, Jeanne Ganivenq, rentière. Joseph Ressot ajusteur aux F& C et sa famille. Jean Armand pharmacien et sa famille, Marie son épouse et Marcel leur fils. Charles Cartray horloger, sa famille et Sabine et Alexandre Dudoit ses beaux-parents, retraités.

(Source Ludivine Rembobine)

*Histoire de la fabrique de pâtes du 22 Cours Louis Blanc :

1884 : Ouverture d’une fabrique de pâtes alimentaires rue de la Paix (future rue Cyrus Hugues) par Barthélémy Acquarone vermicellier et sa femme natifs d’Impéria (Porto Maurizio en fait). C’est le temps héroïque où le travail de la pâte se faisait à la main (sans électricité), et où le cheval entraînait les pétrins.

1896 : Son fils Pierre Acquarone vermicellier, sa femme Thérèse Boccone (1856) et leur fille Caroline (1880) sont recensés au 6 rue de la Paix.

1910 : Transfert de l’entreprise au 22 Cours Louis Blanc par Paul Revertegat (né en 1878) le gendre avec un magasin de détail mieux placé attenant à l’atelier. Ils auront 4 enfants dont Pierre (1906).

1914-1918 : Période noire avec la Grande Guerre à cause des pénuries de matière première, de transport et surtout par manque de main d’œuvre, les hommes étant tous mobilisés.

1919-1938 : L’âge d’or pour l’entreprise qui compte jusqu’à 15 salariés,  Les ventes à l’extérieur sont instaurées dans la région.

1939-1945 : 2ème période noire avec des rationnements importants (tickets), peu d’ouvriers spécialisés, bombardements, évacuation de la population Seynoise, réquisition de l’usine par les italiens en 1943.

1950 : Reprise progressive du travail et extension des tournées à l’extérieur.

1965 : Prise en main de l’entreprise familiale par le fils Jean Revertegat (Jean Charles Pierre 1931-2021) avec l’achat de machines performantes, et des idées novatrices en matière de travail.

1972 : Continuité avec spécialisation poussée d’une gamme de pâtes fraîches et farcies.

1995 : Vente de l’affaire à la famille Noyant et maintien en bonne santé du commerce.

Sources :

Archives du Var, Généanet, fabriquedepates.fr

close

2 comments

  1. Magnifique! Collectionneur et passionné d’histoires et coutumes (Six fours et Sanary) je suis Seynois d’adoption. Des Sablettes de mon enfance à Berthe jusqu’à l’adolescence, ce retour en arrière me comble de bonheur. En tant que photographe et visionnaire des moindres détails, je me replonge dans cette époque tout comme un architecte peut imaginer le réel simplement en regardant sur un plan.
    Bravo pour vos recherches et tout ce travail fourni, garant de la transmission aux descendants Seynois et autres! .

    1. Merci de vos commentaires. Chacune de ces photos, cartes postales, documents, photos de famille, a droit à un traitement de reine (nettoyage, ré assemblage éventuel, optimisation) comme si c’était une de mes photos. C’est fou ce qu’elles peuvent parler quand on les écoute ! Bref une passion qui ne s’émousse pas..

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.