« Le GRAND HÔTEL de SABLETTES-les-BAINS »
Le Grand Hôtel des Sablettes
Environs de Toulon. Sablettes-les-Bains.
Etablissement de premier ordre sur une plage ravissante, la plus belle plage du littoral.
Station balnéaire estivale et hivernale encadrée de forêts de pins.
Hôtel confortable et casino avec restaurant.
1887 : La station Sablettes-les-bains est lancée avec l’ouverture d’un casino de jeux et des cabines de bain…
Sablettes Journal, le journal mondain de la station balnéaire Méditerranéenne
Au Jardin des Hespérides
« C’est sur cette côte merveilleuse, exposée splendidement, au pied des coteaux et des monts, disposés presque avec art par la main du Créateur que M. Pelegrin, dont l’esprit inventif et travailleur sera toujours imité avec fruit, eut l’heureuse inspiration, il y a un an, d’installer son Casino-Hôtel des Sablettes-les-Bains.
Cette installation qui coûta à son auteur tant de peines et de travail, excita l’admiration de tous ! et ce n’était alors qu’une ébauche de ce que cet intelligent industriel voulait et veut encore établir dans notre pays, et le doter de ce que toutes les petites villes des bords de la Manche et de l’Océan possèdent, c’est-à-dire, une véritable station balnéaire, ou tout (ce mot n’est pas trop fort) se trouverait réuni !
Certes, l’an dernier, alors que la foule des curieux, des étrangers emplissait les salons du restaurant trop étroits, la vaste veranda, d’où le coup d’œil était si beau, et où l’oreille était si agréablement charmée par un orchestre d’élite alors que tout, cabines de bains, salles de jeux, la plage même regorgeaient de monde, il est certain que beaucoup d’imperfections avaient pu être remarquées ; ces imperfections disons-le de suite, le directeur M. Lange Pelegrin, dans sa constante surveillance et dans son vif désir de satisfaire les nombreuses personnes qui accouraient chez lui , les a corrigées beaucoup, en a fait disparaitre d’autres; mais quelques unes qui tenaient à une installation trop précipitée n’avaient pu être modifiées, et M. Lange Pelegrin, attendait cette année-ci, pour présenter, à tous ceux qui lui avaient fait l’honneur de lui rendre visite, un Casino-Hotel, où rien ne fut négligé.
Et de fait, après les surprises de l’année dernière et les nouveautés apportées aujourd’hui, on peut affirmer qu’il y aura complètement réussi et que le succès le plus grand viendra couronner son œuvre.
Mais avant d’énumérer tout ce que chacun trouvera dans cet établissement, qu’il nous soit permis de faire une description bien modeste, il est vrai, des beautés naturelles accumulées sur ce coin doré de la Provence, qui a su inspirer grandement notre célèbre écrivain Mme Georges Sand.
Tout d’abord, indiquons à nos lecteurs, qui le savent tous, c’est certain, que c’est en embarquant sur le quai du Port à Toulon, que le voyage (20 minutes de traversée), est non seulement agréable, mais ménage à l’oeil plus d’une surprise.
En effet, ce vaste port militaire, cette rade non moins belle qui contient toujours dans son sein, un des modèles de cette force navale française qui fait respecter dans les mers extrêmes et tient haut et ferme le drapeau tricolore, ces forts que l’on côtoie. cette côte ensoleillée que l’on rase, cette route merveilleuse où les effluves salines et les odoriférantes senteurs de l’oranger et des fleurs sans nom, viennent caresser les sens olfactifs, tout cela n’est-il déjà pas un tableau, un spectacle qui valent la peine à eux tout seuls, qu’on se dérange ?
Et, lorsque le bateau à vapeur, débouchant de la pointe de Balaguier s’est avancé dans cette baie du Lazaret, ne se croirait-on pas transporté dans un charmant pays des Mille et Une Nuits?
N’admirerait-on pas toujours cette verte colline qui s’étend sur la droite et sur laquelle sortent au milieu des touffes de palmiers et d’orangers, des minarets turcs et des villas, construits avec un luxe resplendissant et disposés par la main de l’homme avec un art infini. Et cette transformation merveilleuse vous fait demander aussitôt quelle est la bonne fée qui a passé par là !
Mais la fée n’est rien moins qu’un homme dont le nom restera toujours aimé et respecté dans ce pays qui lui doit sa prospérité. Nous avons nommé M. Michel-Pacha, qui par sa fortune et son amour du travail, a su transformer un lieu inhabitable en un véritable paradis terrestre.
Sur la gauche, les collines verdoyantes du fort Saint-Elme et du Lazaret, offrent aussi au regard un repos agréable, et en face de soi s’étend au loin, la vaste mer bleue de la Méditerranée, coupée seulement par une langue de sable, œuvre du grand Napoléon, reliant la terre ferme, à l’ile de Saint-Mandrier.«
Journal Mondain de la Station Balnéaire Méditerranéenne
Le Golf Hôtel

Sablettes-les-Bains la plus belle plage du littoral.
Station estivale et hivernale encadrée de forêts de pins.
Bains chauds d’eau de mer et d’eau douce.
Omnibus sur demande en gares de La Seyne et Toulon.
Il y a 100 ans…La Seyne.

Bon appétit bien sûr !
1915 : Le Grand Hôtel des Sablettes est transformé en hôpital militaire.
L’hôtel des Sablettes-les- Bains, propriété de M. Verlaque, fut mis gracieusement à la disposition de l’association d’Assistance aux Convalescents Militaires (ACM) du 20 août 1915 à la fin de 1918 qui en fit donc un centre de convalescence de 30 lits (ACM164).
Le Grand hôtel des Sablettes, « hôpital complémentaire » fonctionnera comme service anti-tuberculeux de 1918 à 1920 (HC89).

« Sous la direction d’un économe M. Jardel le maitre hôtelier des Chantiers, une cuisinière et une aide seront préposées à la préparation des aliments. (Voir Emile Jardel dans Les commerces du Port*)
Grâce donc au prêt magnifique d’un homme de bien, M. Verlaque : Grace à la générosité inépuisable de M. le directeur des Chantiers : grâce à l’empressement des dames à répondre à l’appel d’un comité dont nous connaissons tous ici le zèle et la probité : a la faveur de concours nombreux et précieux :
Grâce à la libéralité de la population patriotique de La Seyne, le délégué de la XV°région a pu emporter de sa visite à notre formation sanitaire la certitude que nos valeureux convalescents goûteront là du bon repos et un peu de bien-être.
Au président du comité que nous ne saurions trop remercier de sa gracieuse invitation, au bureau, à tous les membres du vaillant comité, le Petit Var adresse ses chaleureuses félicitations et fait les voeux les plus ardents pour la prospérité toujours plus grande de cet établissement modèle ».
Cécile Chaminade* fut directrice de l’hôpital de l’hôtel des Sablettes 1914/1915.
Grand Hôtel des Sablettes hôpital militaire


à suivre Le casino des Sablettes*


Merci pour toutes ces photos, on se représente bien ce qu’était la plage à cette époque.
Bonjour,
J’ai entendu dire que mon grand-pére Joseph BARREL a été propriétaire de ce grand hotel ?
Est-ce que quelqu’un pourrait me renseigner ?
Georges BARREL
Pas à ma connaissance.