1-Lopération Ferdinand 

Les « Parachutistes »

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Lopération Ferdinand est une diversion planifiée par les Alliés durant la seconde Guerre mondiale. Elle fait partie de l’opération Bodyguard, qui consiste en un ensemble de diversions visant à désorienter le haut commandement allemand sur le déroulement des plans d’invasion des Alliés en 1944. Afin d’assurer le bon déroulement du débarquement de Provence, les Alliés visent à détourner l’attention de l’ennemi en mettant au point des faux plans d’invasion de Gênes, en Italie. Mis au point par Eugene Sweeney en juin et juillet 1944, l’opération est décrite par les historiens comme « la plus réussie des diversions stratégiques de la Force A ». L’opération permet aux Alliés de bénéficier d’un effet de surprise total lors de leurs débarquements, tout en immobilisant les troupes allemandes dans la région de Gênes jusqu’à la fin du mois de juillet. (Wikipédia)


Le largage des parachutistes factices à La Ciotat a eu lieu dans la nuit du 14 au 15 août 1944.


Au cours de la nuit d’avant le débarquement, une opération se déroule près de La Ciotat. Peu avant 2 h, cinq C-47 Dakota volant au ras des crêtes lâchent 300 « parachutistes » qui touchent terre sur les hauteurs de la ville. Des fusillades nourries éclatent aussitôt. Les Allemands en sont d’emblée convaincus : c’est le débarquement en Provence qui vient de commencer. Pourtant, comme déjà en Normandie, c’est une armée de mannequins que les avions américains viennent de larguer derrière les lignes ennemies.

Les fausses marionnettes parachutées par les Alliés en Normandie la nuit du 5 au 6 juin 1944 pour tromper l’armée allemande avaient été baptisées « Les poupées « Rupert » ».

Un stratagème justement destiné à faire croire que l’assaut allait se dérouler là, aux portes de Marseille, où des milliers de bombes avaient commencé de s’abattre en milieu de soirée. La ruse fonctionne à merveille. D’autant que les avions ont aussi largué des leurres pour tromper les radars et faire croire à l’arrivée d’une énorme armada aérienne et navale. L’opération de diversion « Ferdinand », qui comprend aussi l’attaque de batteries côtières dans la région de Cannes, à plus de 150 km de là, est un véritable succès ».

https://www.laprovence.com

La chronologie des événements à La Ciotat (Photographies Collection privée…)

  • Dans la nuit du 14 au 15 août (vers 2h du matin) : Les avions alliés lâchent les 300 mannequins parachutistes sur les hauteurs de la ville pour simuler l’invasion principale juste avant le vrai Débarquement de Provence dans le Var.
Au nord de La Ciotat, l’aviation américaine largue 300 parachutistes factices pour renforcer la tentative de diversion…

5 août 1944, 1h20. Des paras factices sautent dans le ciel de La Ciotat.

Un peu après 1h30, cinq C47 Dakota volant au ras des crêtes lâchent 300 parachutistes qui touchent terre sur les hauteurs de La Ciotat. Des fusillades nourries et des détonations éclatent en tout sens. Les Allemands en sont convaincus, le débarquement vient de commencer ! Pourtant, comme en Normandie, c’est une armée de mannequins que les avions américains viennent de larguer derrière les lignes ennemies.


Histoires de France 2.0

Le vice-amiral Hewitt lance deux opérations de diversion à l’est et à l’ouest de la zone de débarquement pour tromper définitivement l’ennemi. Elles sont en particulier menées par le « Special Operations Group ». Elles vont précéder l’assaut des commandos et des forces spéciales.

À l’ouest de la zone, dans la région de La Ciotat, des avions de guerre américains en provenance d’Ajaccio larguent sur les collines environnantes plusieurs centaines de mannequins parachutistes lestés de charges explosives.

Laurent Moënard 

  • Dans la nuit du 16 au 17 août : Une flottille alliée mène la Bataille navale de La Ciotat dans la rade pour poursuivre la diversion, coulant deux navires allemands. 
  • Le 20 août : La ville de La Ciotat est définitivement libérée par l’action conjointe de la résistance locale et l’arrivée des troupes alliées. 

2-Le débarquement en Provence 15 août 44

À partir du 15 août 1944, ce sont environ 260 000 combattants de la 1re armée française dirigée par le général Jean de Lattre de Tassigny, qui sont arrivés dans le Sud de la France. Ils débarqueront dans les mois qui suivent, dont 5 000 auxiliaires féminines …

90 % venaient d’Afrique du Nord dont une écrasante majorité d’anciens soldats de l’armée d’armistice (devenue Vichyste) des départements d’Algérie, du Maroc et de la Tunisie ;

parmi ces derniers, 52 % étaient d’origine nord-africaine (près de 100 000) et 48 % étaient d’origine européenne (les Pieds-noirs)

Dans les grandes unités, le pourcentage de soldats nord-africains variait de 27 % à la 1re DB à 56 % à la 2e DIM. (Wikipédia)

16/08/1944
17/08/1944

Répartition au sein des forces françaises

L’Armée B comptait au total environ 250 000 à 260 000 combattants. Sa composition globale met en lumière l’effort massif des territoires d’outre-mer : 

  • Les Pieds-noirs : Environ 84 000 hommes (soit environ 30 % à 32 % des effectifs) issus de la conscription et des engagements volontaires en Algérie, au Maroc et en Tunisie. 
  • Les soldats maghrébins : Environ 130 000 tirailleurs, goumiers et tabors (marocains, algériens et tunisiens), représentant la majorité absolue de l’armée française (environ 50 %). 
  • Les troupes coloniales subsahariennes et antillaises : Environ 12 000 hommes (tirailleurs sénégalais, marsouins du Pacifique)

Honorin V : C’est comme ça que j’aime les nazis ! Quand ils font semblant d’avoir un toit sur la tête !

3-La libération de La Seyne*

fortitude-ww2.fr/debarquement-provence-dragoon

tv5monde.com/afrique/80-ans-du-debarquement-de-provence-lapport-decisif-des-soldats-africains

Laurent Moënard : Le débarquement en Provence

Wikipedia

La Provence

Var-matin

L’écho d’Alger

Histoires de France 2.0

Photos coll. privée

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