
Les cales à bateaux de la Verne, sur la partie occidentale de la presqu’île de Sicié, sont liées au développement de la pêche côtière au début du XXᵉ siècle. Elles furent aménagées par des pêcheurs de La Seyne, Toulon et Saint-Elme, qui cherchaient à se rapprocher des zones de pêche pendant la belle saison. À cette époque, leurs embarcations étaient essentiellement propulsées à la rame et à la voile, ce qui rendait le retour quotidien au port difficile.


Jusqu’en 1935, les bateaux étaient simplement tirés sur les plages au moyen de treuils à main et de rondins de bois. Les prises étaient transportées par charrettes, puis vendues sur les marchés par les épouses des pêcheurs. Parallèlement, des cabanons sommaires apparurent progressivement près des plages.

L’exposition de cette côte aux coups de mer et aux vents d’Est rendit nécessaire la construction de dispositifs plus résistants. Des cales aménagées directement dans les rochers, prolongées par de longs chemins de bois, permettaient de mettre les embarcations à l’abri de la houle. Leur remontée était d’abord effectuée manuellement, à la manivelle, avant l’installation de petits moteurs destinés à faciliter le halage.


Une évolution importante intervient à partir de 1946, avec la généralisation des bateaux à moteur. Les pêcheurs peuvent désormais rejoindre chaque soir leur port d’attache, ce qui réduit la nécessité de conserver les bateaux sur les cales. Certaines d’entre elles sont alors récupérées par des propriétaires riverains, qui les utilisent comme mises à l’eau privées.

Sources
Delcampe
https://www.apvf.org/histoire-de-nos-cales