François-Noël Verlaque (1801-1880)


Fils d’un charpentier six-fournais, il est d’abord ouvrier charpentier à l’arsenal de Toulon puis il entre aux chantiers de La Seyne comme dessinateur au service de M. Lombard le constructeur naval, puis il sera nommé contremaître par M. Taylor son successeur. C’est Armand Béhic le fondateur de la société qui le nomma à la tête de l’établissement où Noël Verlaque assurera les fonctions d’ingénieur puis de Directeur.

« François-Noël Verlaque, d’abord simple ouvrier, sut par son travail et son talent développer les chantiers de La Seyne dont il devint le directeur et presque le fondateur. François-Noël Verlaque sera fait chevalier de la Légion d’honneur en 1860, comme « ingénieur de la Compagnie des forges de la Méditerranée », chevalier (1862), puis officier (1865) de l’Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare, chevalier de la Rose du Brésil en 1867.

Excellent technicien et meneur d’hommes, il dota les Chantiers de la Seyne d’équipements qui améliorèrent considérablement la vie des ouvriers, il se distingua lors du choléra de 1865 et encore lors de la guerre de 1870 par sa contribution à l’effort de guerre en fournissant des matériaux nécessaires à la défense.

Il participa à l’administration municipale comme Conseiller municipal dans les années 1860-1865 et Conseiller général. »

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verlaque

Sa personnalité ainsi que son origine seynoise (contrairement à son successeur Amable Lagane) compta beaucoup dans la nature des relations entre la mairie et la direction des FCM.

(Celle-ci) …n’a jamais été très heureuse, du moins après 1872. Par contre, lorsque Noël Verlaque était le directeur du FCM de 1856 à 1866, comme il était à la fois Conseiller Municipal de la commune, une certaine harmonie régnait entre les deux institutions. Les chantiers nourrissaient alors plus de 3500 ouvriers et leurs familles et beaucoup de petites industries.

Noël Verlaque écrivait d’ailleurs

« la plus grande partie des habitants compte sur la prospérité de l’industrie locale qui a atteint des proportions considérables et se repose entièrement sur elle pour l’avenir du pays. Il est vrai qu’elle y verse la presque totalité des salaires des ouvriers et des employés, s’élevant à la somme énorme de 3 millions et demi de francs par an, soit 10 fois plus que la production agricole avant la maladie de la vigne, mais cette source de richesse est trop aléatoire pour s’y reposer entièrement, c’est dans l’agriculture qu’on peut trouver en partie les éléments régulateurs des moyens d’existence de la population »

Mais tout changera en 1872, lorsque Amable Lagane prit la direction des FCM. Une enquête diligentée par le conseil municipal aboutit à une brochure en 1901, qui disait ceci :

« dédaignant le poste de Conseiller Municipal, Monsieur Lagane n’en cherche pas moins à posséder une grande autorité sur le Conseil ; il voulut peupler  la Mairie de ses créatures ! Il y eut d’abord du froid, ensuite des dissensions ! Bientôt, la situation s’aggrava, monsieur Lagane voulu faire des économies sur les salaires des ouvriers et sur les sommes payées à la commune ; il blessa les ouvriers de manières différentes et des grèves éclatèrent. Les ouvriers furent réduits par la faim, on en congédia un grand nombre, mais la population de la ville protesta en leur faveur. Elle nomma en 1901 un conseil municipal ouvrier, indépendant et désireux de conciliation».


Place de la Lune, Patrick Martinenq

La place de la lune* (actuellement place Benoit Frachon) était antérieurement nommée place Noël Verlaque, et la corderie Abran* se trouvait sur l’îlot Verlaque*.

Sources

www.chapitre-frejus-toulon.fr

Place de la Lune, Patrick Martinenq

https://jcautran.fr/rues/lexique_rues_b.html

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