Henry, comte de La Vaulx, le 2 avril 1870 à Bierville et mort le 18 avril 1930, est un aéronaute et explorateur français.

Le comte de La Vaulx est tout d’abord un voyageur et un explorateur.

En 1894 il part à la chasse au tigre et va explorer des contrées lointaines et inconnues des européens comme la « Cochin Chine », le Annam et le Cambodge. 

Plusieurs fois il manque de se faire dévorer par les animaux sauvages ou massacrer par les indigènes.

 il visitera ensuite le Japon et l’Amérique. 

Après son tour du monde (1894-1895) il se repose à Versailles puis repart pour de nouvelles aventures en Patagonie, voyage au cours duquel il séjourne dans les tribus locales de mars 1896 à mai 1897. 

De retour à Paris en 1897 il découvre le « Ballooning », fait son premier vol au Luxembourg en 1898 qui lui fut une révélation (il y essuiera pourtant une violente tempête)

Il fait ensuite un dernier voyage en Russie où il réalise sa meilleure performance, une odyssée de

1 925 km (1 200 mi) qui l’amène de Paris à Kiev (en Russie, aujourd’hui en Ukraine) en 1900.

À l’exposition universelle de 1900 il est l’un des plus brillants champions des concours Aerostatiques. 

C’est là qu’il mûrit son projet de tentative de traversée de la Méditerranée en ballon et choisit la plage des Sablettes comme base de lancement pour 1901…

https://archives.la-seyne.fr
L’Aérophile 1901

Finalement il lui faudra patienter jusqu’au mois d’octobre pour mettre son projet à exécution.

M. le comte en compagnie de M. Naudin convoyeur colombophile seynois.

Le gonflement du ballon sur la plage des Sablettes fut extrêmement laborieux.

Le 12 octobre 1901 au soir le « Méditerranéen » est enfin prêt à appareiller.
Le 13 octobre à 18h30 le croiseur « Du Chayla » mouille en rade des Sablettes en vue d’assurer la sécurité pendant le vol.
À 23h10, gêné par la foule, le comte et son équipage décollent « pour les côtes algériennes ».
Le 15 octobre, après 42 heures de vol à cause de la pluie et surtout du vent d’est qui les entraine vers Perpignan, Port-Vendres et les côtes espagnoles, le vol est interrompu et le ballon et ses occupants sont récupérés à bord du ‘Du Chayla’ qui les escortait pendant le périple .

Retour à Toulon le 16 octobre.

Ainsi prend fin la tentative de traversée de la Méditerranée en ballon. Mais d’autres aventures l’attendent…

Henry de La Vaulx fut le fondateur, le 14 octobre 1905, puis directeur de la Fédération aéronautique internationale.

Disciple de Jules Verne, compagnon de Mermoz, il a été un des fondateurs de l’aéroclub de France.

Il fut également le fondateur de la fameuse marque Zodiac qui construisait à l’époque des dirigeables avant de s’orienter sur la fabrication des bateaux gonflables que l’on connait aujourd’hui sur le marché nautique.

Pour se reposer des ses périples, Henri de la Vaulx résidait dans sa propriété, un château situé à Rozoy-Bellevalle dans le canton de Condé-en-Brie, dans le sud du département de l’Aisne.

Il périt alors qu’il effectuait un vol de démonstration.

Selon sa volonté, il est enterré dans le cimetière de Rozoy-Bellevalle.

Sources :

L’Aérophile de Georges Besançon (1901)

academic.com/dic.nsf/frwiki/

archives.la-seyne.fr

Fonds M. Bar

L’Illustration 19/10/1901

The Navy & Army illustrated 19/10/1901

The sphere 26/10/1901

Le Figaro 13/07/1911

Sans transition, une page de publicité…

« Quand, à travers mes chevauchées aériennes au milieu de la froide monotonie des longues nuits d’hiver je veux lutter contre la fatigue ou le sommeil je bois un verre de coca Mariani ». Henri de La Vaulx
Le coca Mariani : Un vin tonique élaboré à partir de feuilles de coca moulues et de vin rouge de Bordeaux. 

« La délicieuse préparation inventée en 1863 promettait de guérir tout ce qui vous faisait mal et de donner l’énergie nécessaire aux actrices, aux inventeurs et aux travailleurs.

Alexander Dumas, Emile Zola, les présidents William McKinley et Ulysses S. Grant, ainsi que d’innombrables monarques, dont la reine Victoria d’Angleterre, étaient passionnés de cette boisson. En outre, l’actrice Sarah Bernhardt et le pape Léon XIII (qui lui a décerné une médaille d’or!) figuraient parmi les nombreux annonceurs ».

« La prise de conscience dans le monde entier que la cocaïne, considérée jadis comme une drogue miracle par la communauté médicale, était en réalité une drogue dangereuse, loin d’être une panacée, les ventes se sont vu abolir aux États-Unis avec le Harrison Narcotics Tax Act de 1914, qui a encore limité la commercialisation de cocaïne et de produits à base d’opiacés.

Alors que Angelo Mariani gagnait une fortune, que le New York Times qualifiait de «probablement le premier millionnaire de la cocaïne au monde», l’un de ses concurrents produisit l’une des boissons les plus célèbres au monde. C’est là que la montée et la chute de Vin Mariani prend une tournure ironique.

John S. Pemberton, un pharmacien basé à Atlanta, était l’un des imitateurs américains de Mariani.

Le French Wine Coca de Pemberton, qui a fait ses débuts en 1885, a connu un succès modéré. La boisson était alcoolisée, bien que la source nationale exacte de son vin ne soit pas claire.

La même année, Atlanta et le comté de Fulton ont adopté une loi édictant une interdiction locale de vendre de l’alcool qui devrait entrer en vigueur l’année suivante. 

Pemberton s’efforça de retirer l’alcool de sa boisson. Il a baptisé son nouveau produit sans alcool Coca-Cola ». 

Sources :

coca-cola-france.fr/histoire

vin-mariani-bordeaux-coca

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