La banque des M’an fa tort :

« Il s’agissait d’un banc adossé au mur des bureaux de l’Inscription Maritime (quai Hoche), où les ouvriers retraités assis en rang, le menton sur leur canne venaient chauffer leurs vieux os au soleil et racontaient leur vie de travail. 
Très souvent, ils se plaignaient d’avoir été brimés, lésés pour les avancements auxquels ils pouvaient prétendre et auxquels ils seraient parvenus « si on ne leur avait pas fait du tort ». S’exprimant alors en langue provençale, ils disaient : « M’an fa tort ». Traduisez : « On m’a fait du tort », d’où le nom de « banque des m’an fa tort ».

http://jcautran.free.fr/forum/histoire_de_la_seyne.html#32

« Ah ! segur, aqueu banc onte lei vièlhs s’anàvon plànher de lònga, sabiéu pas perqué lo diguèron « M’an fa tòrt ».
Quand me v’an dich, “Lo Manfatòrt”, ai bèn comprés qu’èra lo banc onte lei vièlhs se vènon plànher, e a la fin, l’an sonat coma aquò, aqueu recanton ! 
« Quand ils me l’ont dit, Le Manfatòrt, j’ai bien compris que c’était le banc sur lequel les vieux viennent se plaindre, et à la fin, ils l’ont appelé comme ça, ce petit coin ! » 

Cèucle Occitan de La Seina (Le Seynois n°37 novembre 2012) 

close

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *