Cécile Carbonel Chaminade est née Cécile Louise Stéphanie Chaminade à Batignolles au pied de Montmartre en 1857.

Compositrice de musique et pianiste, elle fut détectée très jeune par un ami de la famille (sa mère étant elle-même pianiste), un certain Georges Bizet qui la surnommait ‘mon petit Mozart’…

Cécile Chaminade fit  une carrière internationale, donnant des récitals dans de nombreux pays y compris aux États-Unis et au Canada, auteur/trice d’un grand nombre de compositions musicales pour piano et de recueils de mélodies.

Nommée Officier d’académie en 1886, officier de l’instruction publique 1892, elle est décorée de la Légion d’honneur au titre de chevalier en 1913, brevet qu’elle reçoit à Tamaris des mains du commandeur Théophile Poilpot un peintre célèbre pour ses panoramas de bataille (qu’on appelait les poilporamas). 

Cette Légion d’honneur, elle la reçoit à double titre, d’abord bien sûr en tant que compositeur/trice de musique et pianiste, ensuite en tant que dame patronnesse de l’orphelinat des Arts, ayant rendu de grands services à l’art musical en participant à de nombreux concerts dans les mairies de Paris, prêtant son concours à toutes les œuvres de bienfaisance française. 

Elle fréquente depuis 1901 « La Provençale*», une villa des « hoirs Michel Pacha* » à Tamaris  (où elle est encore recensée en 1926 avec une dame de compagnie et une servante), 1901 c’est la date de son mariage avec Louis-Mathieu Carbonel un éditeur de musique marseillais divorcé  (domicilié rue Saint-Ferréol) (à l’occasion duquel elle établira un contrat de mariage avec séparation des biens, chose exceptionnelle pour l’époque), un époux qui la laissera veuve en 1907.

—* Les « hoirs Michel Pacha »  où vivaient et travaillaient 427 personnes en 1921. Y vivaient aussi à cette époque le peintre Léon Fortuney Andrieu, un ami de Renoir (celui-ci séjournait parfois à proximité de la Résidence d’été des Evêques de Toulon (L’Évescat), qu’il rejoignait à Cagnes sur mer pour y peindre la « French Riviera », ainsi que Georges Roussel (ou Géo Roussel) un autre artiste peintre qui, lui, habitait la villa « Les Chênes ».

—*  « La Provençale », une villa qui se trouvait au bas de l’avenue Auguste Plane actuelle, anciennement avenue Hubert, (en face du banc de pierre de style rococo qui existe toujours). Camille Saint-Saëns aussi fréquentait « la Provençale »…Germaine Tailleferre la compositrice, elle, fréquentera « Les terrasses », villa appartenant à son mari, un célèbre caricaturiste américain, Ralph Barton.

La Provençale

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 En 1910, à la mort de sa mère qui l’accompagnait dans la plupart de ses tournées, elle se retire au Vésinet puis reprend sa carrière en 1913, accueillie triomphalement à Londres, puis la guerre éclatant, elle vient prendre alors, à 57 ans, la direction de l’hôpital de l’hôtel des Sablettes 1914/1915 qui soigne les convalescents. L’hôtel des Sablettes-les- Bains, propriété de M. Verlaque, fut mis gracieusement à la disposition de l’association d’Assistance aux Convalescents Militaires (ACM) du 20 août 1915 à la fin de 1918 qui en fit donc un centre de convalescence de 30 lits (ACM164).

(Coll. part.R. Paesani)

Le Grand hôtel des Sablettes, « hôpital complémentaire » fonctionnera comme service anti-tuberculeux de 1918 à 1920 (HC89).

HC89 Hôtel des Sablettes en 1919 (Coll. part.R. Paesani)

Grand Hôtel des Sablettes hôpital militaire

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Ici un des hôpitaux militaires bénévoles de La Seyne sur mer

1925 : Elle quitte à nouveau son Vésinet pour Tamaris où elle vécut là encore 11 années, enfin s’installera à Monte-Carlo en 1936, ayant subi une amputation d’un pied (« un régime alimentaire végétarien mal conçu »), où elle mourra presque oubliée en 1944. Elle est enterrée au cimetière de Passy.

Sources :

Wikipedia, CPA Delcampe, Archives départementales du Var, Le petit Var, recensements 1901, 1921,1926, JC Autran forum, Ludivine Rembobine, histoire-vesinet.org,

Dina Marcellesi : Des femmes en villégiature à La Seyne-sur-Mer aux XIXe et XXe siècles (Regards sur l’histoire de La Seyne-sur-Mer )

Dina Marcellesi : Les soins aux blessés, aux malades et aux convalescents ;
l’implication des Seynois ; l’institution Sainte-Marie et l’hôpital russe à La Seyne ((Regards sur l’histoire de La Seyne-sur-Mer )

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