LA GASCOGNE :

un paquebot de la Compagnie générale transatlantique (155 m de long, un des navires postaux les plus luxueux et plus rapides de l’époque conçu aux Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne-sur-Mer, commandé sous le nom de L’ALGERIE, lancé sous le nom de LA GASCOGNE en 1885, mis en service en septembre 1886 sur la ligne Le Havre-New York. 
Source Les Pionniers n°1 association Sillages (1994)
Louis Viguier 1889 Bulletin de Liaison n°61 de février 2009

Photo Marius Bar

Made in La Seyne
https://youtu.be/CqTktMPJ6L4

La Gascogne, un navire transatlantique

En janvier 1886 sortent des chantiers navals de La Seyne sur Mer quatre paquebots identiques (des sister-ships en anglais) de quatre mâts : La Bourgogne, La Champagne, La Bretagne, et La Gascogne.

Long de 150 mètres, d’une puissance de 9000 chevaux, le Paquebot « La Gascogne » sera affecté à la ligne Le Havre – New York par la Compagnie Générale Transatlantique. Dès l’automne de cette année 1886, le navire quitte donc Le Havre pour sa première traversée de l’Atlantique, avec à son bord quelques passagers prestigieux.

Car quelques jours plus tard, le 28 octobre 1886, sera dévoilée à New York la statue de la Liberté. Et la France qui a offert cette statue aux américains sera richement représentée durant cette cérémonie qui doit célébrer l’amitié entre les deux nations. 
Le paquebot « La Gascogne » aura donc l’honneur de transporter pour sa première traversée Ferdinand de Lesseps, l’amiral James et toute la délégation française (dont beaucoup de Francs-Maçons).

Jusqu’en 1902, la statue de la Liberté servira d’ailleurs de phare. Si bien que le paquebot utilisera de nombreuses fois ce point lumineux (visible jusqu’à 40 km) pour guider ses approches. En 1894, huit ans après sa sortie des chantiers, le navire subira des modifications notables. Ainsi, il sera équipé de chaudières neuves et d’une machine à quadruple expansion. Concernant les modifications visibles, ses cheminées seront rehaussées, et deux de ses quatre mâts seront supprimés. Deux mois après ces modifications, le navire arrivera à New York avec dix jours de retard, suite à une avarie des machines.

Le paquebot resta affecté aux traversées entre Le Havre et New York pendant 25 ans. Pas moins de 200 membres d’équipage étaient nécessaires pour transporter jusqu’à 500 passagers, au cours de traversées qui duraient environ une semaine. En 1911, le navire sera désarmé au Havre afin de servir d’hôtel flottant pour les émigrants…
Source : http://evasions-gasconnes.blogspot.com/

L’incendie du Bazar de la Charité (Une belle série historique de TF1 en 2019) va contrarier plusieurs destins dont celui de Rose la gouvernante dont le mari venait de prendre deux billets pour la traversée de l’Atlantique sur LA GASCOGNE un paquebot de la Compagnie générale transatlantique conçu aux Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne-sur-Mer, lancé en 1885, commandé sous le nom de L’ALGERIE, lancé sous le nom de LA GASCOGNE, mis en service en septembre 1886 sur la ligne Le Havre—New York.
cf Made in La Seyne de 1880 à 1900
https://youtu.be/CqTktMPJ6L4

« Il était d’usage à l’époque que chaque fois qu’un bateau était construit dans les Forges et Chantiers, au moment de la livraison, les Chantiers fournissaient deux exemplaires du bateau en modèle réduit, l’un pour l’armateur et l’autre restant à bord du bateau ».(http://jcautran.free.fr/forum/personnalites_locales.html#11)
C’est bien sûr Louis Joseph BURGARD (1850-1932) constructeur de constructeur de modèles réduits, les »modèles riches », qui en conçut les maquettes…
« Louis Joseph Burgard (Toulon, 1850 – Toulon, 1932) : employé dans l’entreprise de transport des frères Pellegrin, puis des Chantiers Navals et pionnier (avec le Docteur Germain Loro*) de la fondation du Club Nautique Seynois. Il fut surtout un remarquable menuisier et ébéniste, et génial créateur en matière de modèles réduits de vaisseaux et d’architecture navale. Certaines de ses œuvres sont au musée du Louvre à Paris. La famille Burgard fut une famille d’artisans et de techniciens seynois de grande valeur, qui a habité l’une des maisons de l’esplanade Gutenberg ». Source : http://jcautran.free.fr/rues/lexique_rues_b.html

* La naissance du Club Nautique Seynois date du début du XXe siècle. Elle remonterait officieusement à 1901 mais les statuts ne seront déposés en Préfecture que quatre ans plus tard soit en 1905. On en attribue la fondation à Germain Loro qui décède en Mai de la même année (voir Personnalités) ainsi qu’à Louis Joseph Burgard et Guillaume Besson (voir Personnalités).

close

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *