28 Septembre : Lancement du cuirassé PARIS

(construit aux Forges et Chantiers de la Méditerranée).

Illustration d’un magnifique texte de Marius Autran. 

http://jcautran.free.fr/oeuvres/tome1/cuirasse_paris.html

« Dans cette période de préparation intense à la guerre, le gouvernement de la IIIe République voulait donner au pays une flotte puissante. Les Chantiers de La Seyne, face à l’Arsenal de Toulon étaient admirablement équipés. Depuis 1872, la construction navale avait accompli des progrès surprenants dans notre cité. La Réputation des chantiers de La Seyne est mondiale »...

…À ce cuirassé d’un tonnage inégalé jusqu’ici, doté d’une puissance de feu redoutable, ne fallait-il pas un nom prestigieux ?…

N’oublions pas que nous sommes en 1911

 …Le nom de Paris, a pensé le Ministre qui a décidé seul du choix, est celui le mieux indiqué pour exalter les sentiments patriotiques des Français...

La coque de ce cuirassé de 24 000 tonnes sera construite dans le temps record de 9 mois. La presse devra exploiter au maximum ce résultat technique remarquable, qui sera proclamé bien haut afin que les adversaires de la France le sachent et en tirent les conséquences... »

http://jcautran.free.fr/oeuvres/tome1/cuirasse_paris.html#ANCRE7



« Sous le commandement de la ville de Paris qui brandit devant Neptune la sublime devise Fluctuat nec Mergitur, les monstres marins qui assaillent le navire sont vaincus tandis que Minerve Athénée, déesse de la Guerre et de la Sagesse, gouverne, la Victoire ailée indique la route au navire triomphant.
Cette oeuvre remarquable en argent doré, d’une longueur de 1,25 m, d’un poids de 55 kg fut évaluée à 32 000 francs or.


Le banquet officiel Des fleurs partout, des bouquets embaument l’atmosphère. Sur un socle drapé d’une étamine bleue semée d’étoiles d’or, apparaît le surtout offert par la Ville de Paris. » 





« Au moment où les dernières opérations de lancement s’accomplissent, la tempête s’apaise. La pluie a cessé. On dirait qu’une force invisible a décidé de favoriser les meilleures conditions pour la réussite de ce spectacle grandiose.

Dès l’amorce du glissement quasiment imperceptible, les musiques ont égrené dans le vent les notes palpitantes de l’hymne immortel de Rouget de Lisle.

Tout le monde s’est levé sur les tribunes, les têtes se sont découvertes, les militaires au garde-à-vous ont salué le Paris.

L’immense foule quitte les chantiers, les tribunes se vident, les calèches et les fiacres attendent des personnalités sur la place de la Lune, mais les plus hautes instances officielles quitteront les chantiers par la mer pour reprendre leurs activités civiles ou militaires, exception faite toutefois pour les 319 convives invités au banquet offert par la Société des Forges et Chantiers dans le Hall du Casino de Tamaris paré admirablement pour la circonstance... »

« La parole fut donnée ensuite à Monsieur Henri Galli, Président du Conseil Municipal de Paris qui s’adressa aux convives en ces termes :

Messieurs ! Je lève mon verre et je bois au Paris, à la Marine française, à l’industrie et aux travailleurs français, à Monsieur le Ministre Delcassé qui représente si dignement et si fièrement le gouvernement de la République, à l’Union de toutes les énergies nationales pour la grandeur, la richesse et la gloire de la France !« 

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Histoire des Forges et Chantiers de la Méditerranée des origines à 1940.
Lancement du cuirassé PARIS (qui entrera en service le 1er Août 1914 juste à temps pour la première guerre mondiale)
« Courage, Santé, Espoir, pas de mauvais sang. 23/12/14 »
Illustration d’un magnifique texte de Marius Autran http://jcautran.free.fr/oeuvres/tome1/cuirasse_paris.html

« Le Faron avait mis son chapeau et Notre-Dame de Bonne Garde du Cap Sicié son manteau »… 


( Les toulonnais disent : « Quand Coudoun met lou capèu e Faroun lou mantèu, prèn ta capo e vai-t-en lèu ! » )
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