Aicardiana 100.0.70 – Couverture

… »Dès lors était définitivement bâtie La Seyne d’à présent avec ces vastes chantiers que l’on peut admirer avant que de rentrer dans le port, et d’où sont sortis des cuirassés comme le Marceau, dont il nous plaît d’évoquer le souvenir aujourd’hui, comme le Capitan-Prat, qui vont consacrer en des mers lointaines la gloire de l’industrie française, des paquebots comme la Champagne qui exigent de si subtils détails, où l’on vient de terminer encore le Jauréguiberry que la France et la Russie vont tenir ensemble sur les fonts baptismaux ;
ces magnifiques ateliers où tout le jour, sur les carcasses en construction, les marteaux joyeusement soulevés, font vibrer en l’air libre la bonne chanson du travail qui réconforte l’esprit.
Et dans les rues, larges comme la main, qui dégringolent de l’église jusqu’au port, avec leurs maisons basses s’appuyant nonchalamment les unes sur les autres, la même insouciante philosophie, la même bonne humeur traditionnelle, règnent aussi en souveraines absolues, car La Seyne est la ville provençale par excellence, la Mecque de tout notre midi exubérant. »
Henri Amoretti
Le lancement du Quirinal, 1857
le Marceau 1887
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