. »La Seyne, par sa position exceptionnelle, la facilité des communications, a réuni dans ses murs de nombreux étrangers. Ses habitants forment deux types bien caractérisés.
1° La population indigène. Vifs, hospitaliers, naturellement compatissants et généreux, les Seynois aiment surtout à braver l’Océan et ses tempêtes, et quand ils ont servi la France aux rivages étrangers, ils rentrent, au sein de la famille, où leur vie s’écoule tranquille et paisible sous la charme des souvenirs d’un autre âge.
2° L’autre partie de la population, issue d’une haute origine, et toute fière de ses grandes destinées, est loin d’avoir des habitudes à la hauteur de ses prétentions. Mais qu’on ne s’attende pas à nous voir lever ce voile qui révèlerait tant de misères ! Qu’on ne nous demande pas de tracer le tableau de ce qui se passe dans ces réduits sans lumière où s’abritent pêle-mêle, hommes, femmes, enfants, vieillards ! Ces détails humiliants nous feraient peut-être regretter une hospitalité que nous accordons avec tant de générosité et de bienveillance. » 

Dr Etienne Prat, ex-chirurgien de la Marine, médecin à La Seyne, conseiller municipal.  
(La Seyne : son épidémie cholérique 1865)

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