Roger de Jouëtte (1884-1954)

Fils de René de Jouëtte*, né le 24 août 1884 à Ajaccio, il est déclaré artiste peintre quand il est appelé en 1905 au 9e de hussards où il sera brigadier pus maréchal des logis.

Mobilisé en 14 il passera à l’aviation maritime en 1917 et fera la guerre comme pilote basé à Miramas puis à Saint Raphaël. Marié à Renée Bascou en 1922 née à Bahia-Blanca en Argentine, il passera quelques années en Argentine d’abord en mission militaire, puis comme pilote civil (il avait acheté un avion lors de la liquidation des stocks militaires) et reviendra finalement en France exercer le métier de son père, la mytiliculture.

Il aura deux enfants, Suzanne et Robert* qui suivit la même voie professionnelle, et décèdera le 18 mai 1954 à Château Vert (Brégaillon).

La Grande Guerre

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Roger de J. (1884-1954) à Buenos Aires
le voilier de Roger qui mouille dans une anse à St Mandrier (« Partègue » Roger de J.)
L’éguillette (Roger de J.)
La maison de Tamaris par Roger

Pour leur élevage de moules, 16 800 m² y seront consacrés à Balaguier, la « belle eau », où les de Jouëtte (Roger et son fils qui travaille avec lui) achèteront plus tard l’ancien casino du Manteau* (l’actuelle villa Capriciosa) pour en faire leur usine de fumage des moules (1944/47). La famille habite cette grande maison voisine.

Roger peintre : à Tamaris de gauche à droite René, la soeur de la femme de Roger, la femme de Roger et la maman de Roger, Claire

Robert de Jouëtte* (Toulon 1924)

Robert le dernier des de Jouëtte conchyliculteurs, fils de Roger*, petit-fils de René*, déjà propriétaire de parcs à moules à Brégaillon, dut faire face à la suspension de l’élevage des coquillages dans la rade pour insalubrité en 1949, jusqu’à la création de l’émissaire et la construction de la marinière du Pin Rolland en 1952, puis il dut lutter, étant président du syndicat des mytiliculteurs, pour la vente libre des coquillages. Dès 1974 Robert élève des loups, des daurades et des truites de mer dans la rade !…

ICI : http://www.laseyneen1900.fr/2022/08/29/robert-de-jouette-toulon-1924/

Sources :

Victor Coste et la révolution aquatique du XIXe siècle (Olivier Levasseur)

persee.fr

Voyage d’exploration sur le littoral de la France et de l’Italie (Victor Coste, 1855)

La revue maritime et coloniale vol.123 :

Bulletin des pêches maritimes de la revue maritime et coloniale (M. Vinson sous-commissaire de la marine septembre 1894)

Rapports du Jury international, vol. 8 à 9 de Paris (France). Exposition universelle de 1889

Les procédés actuels de la mytiliculture en France (H.F.A. Marchand 1915)

Archives familiales, les archives à la Jamaïque et le CAOM à Aix en Provence.

geneanet.org (Alain Anquetin)

Généalogie et Histoire de la Caraïbe numéro 190 Mars 2006, numéro 238 Juillet-Août 2010 

archives-nationales.culture.gouv.fr

domingino.de/stdomin/colons

gallica.bnf.fr

Le Brégaillon des « Sans Culottes » (Jo Dechiffre journaliste local)

petitsproducteurslocaux.com

Jean Bouvet journaliste local

Histoire de la famille Estienne à Balaguier 

(Monique Estienne, Geneviève Bauquin dans histpat-laseyne.net 2014 : De la mer à la table) 

metropoletpm.fr

ifremer.fr

tourisme-ouest var

memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

Notice historique sur les forts de l’ éguillette et de Balaguier (Marius Autran)

« Les mytiliculteurs de Toulon connaitront-ils un renouveau ? » (Nice matin 20 05 1966) 

« La grande misère de la mytiliculture » (République P. Carlavan 17/06/66)

« La confiance doit revenir » (Le Provençal 28/01/70)

« Mangez des coquillages » (République 11/09/73)

« Un mytiliculteur élève des loups et des truites de mer dans la rade de Toulon » (République François Kibler 16/02/79 )

Remerciements

Plusieurs semaines de recherches, plusieurs entretiens avec Robert, le dernier des parqueurs de la famille de Jouëtte, dont le grand-père fut le premier à réussir à élever l’huître méditerranéenne, et lui-même le premier pisciculteur en 1974…

Vifs remerciements à Robert de Jouëtte qui a très gentiment accepté de partager ces souvenirs d’un temps pas si lointain…

Aujourd’hui

La baie du Lazaret située entre La Seyne-sur-Mer et Saint-Mandrier-sur-Mer accueille des activités d’aquaculture durable et raisonnée (cinq fermes aquacoles qui élèvent loups et daurades dont la plus importante, la ferme Cachalot), de qualité, avec la garantie du respect de l’environnement selon un contrat de baie de la rade de toulon et propose la vente en circuit-court pour valoriser les produits de la pêche. (Les perles de Tamaris, la maison Giol, Pierre et le loup, L’huîtrière de Tamaris, etc), le Var étant l’un des seuls départements français à expérimenter une Unité d’Exploitation et de Gestion Concertée.

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