La bataille navale de Lépante (7 octobre 1571) se déroule pendant la quatrième guerre vénéto-ottomane où s’affrontent la flotte ottomane de Sélim II et la flotte de la Sainte-Ligue, coalition chrétienne formée sous l’égide du pape Pie V, comprenant des escadres vénitiennes et espagnoles, renforcées par des galères génoises, pontificales, maltaises et savoyardes.

Elle apparaît comme un coup d’arrêt décisif porté à l’expansionnisme ottoman s’inscrivant dans le contexte plus général d’une lutte généralisée d’influence pour le contrôle de la Méditerranée…

La démesure de l’affrontement en fait un événement majeur (au moins 7 000 morts et 20 000 blessés chez les Chrétiens, plus de 20 000 morts ou blessés et 3 500 prisonniers chez les Turcs, sans compter ceux qui sont massacrés à terre par les Grecs révoltés, 12 000 forçats chrétiens libérés de leurs fers)… (Wikipédia)

L’expansionnisme ottoman sera irréversiblement marqué par la défaite de Lépante.

Le tableau a été découvert en 1984 dans les combles de l’église

Notre-Dame-du-Bon-Voyage*

Cette toile du 17ème siècle servit d’écran de cinéma pendant quelques temps.

Nous devons la découverte de cette oeuvre d’art à Monsieur Christian Fontaine, Conservateur de la Commission d’Art Sacré et Antiquité qui retrouva cette oeuvre dans les combles de l’église paroissiale. Intrigué par cette grande toile recouverte d’un enduit blanchâtre qui avait du servir d’écran de projection, il eu la curiosité de passer la tranche d’une pomme de terre coupée sur sa surface et vit apparaître un ange dodu tel que les peignaient les maîtres de la renaissance !

Une quête du passé allait alors commencer…

Il y avait aussi dans les combles de l’église Notre-Dame-du-Bon-Voyage les éléments d’un retable qui, reconstruit, s’avéra avoir été conçu pour recevoir la toile retrouvée.

Cette toile du 17ème siècle enchassée dans cette boiserie aux colonnes torses décorées en pampres de vignes constituait très certainement le retable placé dans la chapelle du St Esprit situé dans I’enceinte du castrum du Vieux Six-Fours. 

Cette oeuvre d’art fut probablement donnée par les Consuls de Six-Fours  lors de la démolition de la Chapelle du St Esprit, à Ia communauté seynoise, en souvenir des liens qui unissaient nos deux communes. 

Elle est inscrite le 7 septembre 1988 et classée en 1992 aux Monuments Historiques sous le titre : Saint Pie V et la bataille de Lépante à La Seyne-sur-Mer Retable du XVIIe  

Plus tard les Hospitaliers de l’Ordre de Malte empruntèrent ce tableau de grande valeur pour une exposition à Nice. Il fut alors décroché, le retable démonté en plusieurs morceaux; ils étaient depuis entreposés, numérotés, dans une chapelle latérale où ils avaient été mis sous clé. 

C’est Marc Quiviger, Adjoint aux Affaires Culturelles et aux Bâtiments Communaux, le 2l septembre 2008, lors de la visite de l’Eglise Notre Dame du Bon Voyage, qui attira l’attention sur le retable « qui est en train de pourrir dans une chapelle latérale de l’église ». Jacqueline Padovani, présidente de la Société des Amis de La Seyne, lança alors un appel en direction des services culturels de la ville.

Le Maire de La Seyne, Charles Scaglia, donna au Service Culturel Ia mission de conduire à bien la restauration de cette oeuvre. 

La remise en état de cet ensemble : mobilier, toile et boiseries comprises, s’était éIevée à la somme de 150 000 F, entièrement financée par la Municipalité. 

Monsieur Lacam, conservateur du Musée de Toulon prendra alors en charge et supervisera la restauration et interviendra auprès des différents organismes compétents. C’est Monsieur Boeuf , restaurateur d’art qui rénovera le retable (à la feuille d’or). L’école d’art de Vauvenargues est contactée pour la restauration du tableau.

Enfin, avec la compétence, le savoir-faire et le dévouement, retable et tableau nettoyés, protégés et rénovés reprendront place au fond de l’église…

Notre-Dame-du-Bon-Voyage

Sources :

Marc Quiviger (Adjoint aux Affaires Culturelles et aux Bâtiments Communaux) dans  « Mieux vivre à La Seyne » 1986

Dina Marcellesi (conférence enregistrée de Jean Pierre Prieux)

Jean Debout (Var-Matin)

Jacques Berger (Var-Matin)

close

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.