Les fêtes de juillet

« …La population…attend alors avec impatience le coup de fusil qui annonce l’entrée dans la lice des canots de l’escadre, les avirons qui reluisent au soleil et se brisent sous l’impulsion puissante des vigoureux rameurs.
Voilà un jeu dont le résultat est glorieux et utile, où les vainqueurs ont droit d’être fiers! »
L’Illustration 1845.
Texte de Charles Poncy.
Dessins de Pierre Letuaire.
Photos 1897 Archives départementales du Var.

Les régates à l’aviron. 

« Qui ne se souvient de ces courses à l’aviron des embarcations de la Marine dans le magnifique cadre de la rade ? Des équipes jeunes, vigoureuses, pleines d’ardeur et du désir de vaincre qui armaient les solides canots et les souples baleinières ? De leur réception, pour les prix, à la maison commune, de leurs discussions aussi et de leur fierté pour leurs bâtiments vainqueurs du tournoi? Quelle couleur, quelle vie! Spectacle sortant de la banalité des fêtes ordinaires et qui ne se rencontrait pas partout ; fréquemment, les honneurs principaux du triomphe étaient réservés au canot- major des « Vétérans » (marins de la Direction du Port) ou à celui de l’infanterie de marine, marins ou soldats robustes de carrière ».

http://seynoise.free.fr/seyne_ancienne_et_moderne/chapitres_baudoin/annexe_1_fetes.pdf

« Plus que dans la plupart des autres communes varoises, la fête locale seynoise, qui se déroulait la première semaine de juillet, intégrait un grand nombre de concours dont la plupart étaient à caractère « sportif » : courses d’animaux, courses pédestres, sauts, régates à l’aviron et à la voile, tir à la cible, boules, jeu de paume, jeu de ballon, auxquels il faut ajouter les concours de danse (danses de caractère, valse), les jeux nautiques (targue, jeu de bigue, courses à la nage avec lâcher de canards et plus rarement de cochons) et enfin les affrontements plus ou moins codifiés, comme l’escrime qui restait alors encore largement un entraînement au duel, la boxe française et la lutte…

La Seyne était également célèbre pour ses joueurs de paume et de ballon. Là aussi, les Italiens jouaient les premiers rôles…Mais à partir du début des années 1890 jusque vers 1905, avec la montée du nationalisme (boulangisme et poussée xénophobe au moment de l’affaire Dreyfus), des communes interdirent aux étrangers la participation aux concours des fêtes locales et de la fête nationale…

La joute du 14 juillet à Toulon fut réservée de 1900 environ à 1914 aux nationaux, donc interdite aux pêcheurs italiens de la section de Saint-Mandrier. » 

ASSOCIATION POUR L’HISTOIRE ET LE PATRIMOINE SEYNOIS.

Jean-Claude GAUGAIN (2001)

9 juillet 1861
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