12 Juin 1900 : Lancement du Bayan.
(Archives photographiques russes)

Commandé en décembre 1898, le Bayan représente le meilleur compromis entre la protection, l’armement, la vitesse et l’autonomie. Une ceinture blindée en acier, au milieu un pont en dos de tortue et un entrepont cellulaire sur le principe étudié par Bertin à Toulon en 1891 assurent au bâtiment une bonne protection.

L’armement construit par la Russie se compose de deux canons à tir rapide de 203 mm en tourelles dans l’axe, le bordé fait à mi-hauteur un double retrait qui permet aux huit canons de 152 mm secondaires en casemate de tirer également dans l’axe ; le réduit central de l’artillerie abrite huit canons de 76 mm ; quatre autres canons de 76 mm, deux à l’avant et deux à l’arrière complètent l’armement.

La propulsion est assurée par deux moteurs à vapeur à triple expansion, la puissance totale sur les deux hélices est de 17.000 ch à 21 nœuds. La vapeur est fournie par vingt-huit chaudières Belleville dont les performances impressionnent les Russes qui les adoptent pour les bâtiments en construction dans leurs arsenaux.

Les chantiers seynois recevront plusieurs bâtiments de la flotte russe déjà en service pour procéder à l’installation de chaudières Belleville. L’approvisionnement de 1.100 tonnes de charbon permet une autonomie de plus de 1.000 milles.

(Serge Razzanti , Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012 cité par Henri Ribot dans ses éphémérides).

La classe Bayan compta au total 4 unités, bien que la première, le Bayan premier du nom, soit restée unique, construite à la Seyne à Toulon, et de design plus Russe que Français. Lancé en 1900, achevé en 1903, le Bayan participa à la guerre Russo-Japonaise un an plus tard et sauta sur une mine le 27 juillet, y survécut, mais fut ensuite coulé à Port Arthur par les Howitzer de 280 mm amenés sur les contreforts de la baie par les Japonais débarqués, le 8 décembre 1904. Il sera ensuite renfloué, réparé, servant dans la marine Impériale Nippone sous le nom d’Aso jusqu’en 1932, lorsque il fut coulé comme cible d’exercices. En 1905, à la suite de cette perte, l’amirauté commanda de nouveau un bâtiment identique à la Seyne, l’Amiral Makaroff…


Made in La Seyne de 1900 à 1908 part.1

Sources :

naval-encyclopedia.com/1ere-guerre-mondiale/marine-russe1914

Serge Razzanti , Cahier du patrimoine ouest varois n°14

Archives F.C.M

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