NICOLAS CHAPUY 1/5
21 Septembre 1865.
Nous apprenons avec tristesse le décès de notre regretté concitoyen Nicolas Bernard Chapuy, rentier, récemment élu 2e adjoint le 5 de ce mois dans notre municipalité conduite par M. Esprit Martel. Fraichement nommé à la commission Hygiène le 8 courant, et malheureusement contaminé lui-même, il vient de payer de sa vie l’admirable dévouement qu’il a consacré à aider ces pauvres gens du quartier de la rue de la peste cruellement touchés par l’épidémie cholérique.

Commentaires sur Fb:
Louis Imperiale Je remercie chaleureusement les « amis » nostalgiques de la rue Nicolas Chapuy qui ont bien voulu donner quelques éléments culturels et civiques concernant cette voie de communication et de circulation. Elle me parle encore, elle avait une voix, celle du ferronnier, Rossi, les deux coiffeurs, Louis et Tony, le PMU de Mme Michel, le bar des amis, le magasin des vins de Mme Laure Merendet, la boulangerie de Mme Estellone, les établissements Vernin les deux épiceries, celle de M. Martin et celle de Mme. Roman, le magasin d’antiquités. Finalement, au coin de la rue, l’hôtel restaurant du Var. Nous sommes arrivés en 1959, nous habitions au numéro 9, aujourd’hui, la ville a changé les numéros, c’est le 41, juste à côté du marchand de vins.
Pour moi, petit gamin italien, elle représente le grand théâtre du monde où je me suis fait. Quatre fois par jour, les ouvriers des chantiers passaient à bicyclette ou en vélo silex et se pressaient quand ils rentraient à la maison pour manger à midi. La sirène réveillait toute La Seyne, cette ville qui vivait au rythme des FCM, puis CNIM. Les chantiers faisaient vivre de nombreuses familles et surtout les commerçants de la région.
« Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître…» chantait si joliment M. Aznavour…
C’était La Seyne des 30 glorieuses !
Louis Vaisse Ajoutons quand même que le quartier (place de la Lune) était en fait un ghetto assez sordide où l’on entassait les ouvriers piémontais. Malgré leurs demandes répétées, les édiles locaux ne firent rien, sinon leur envoyer un prêtre…qui parlait le piémontais ! Résultat des courses : épidémie de choléra, la plupart des élus s’en allèrent se mettre à l’abri de la contagion dans leurs « campagnes », sauf Nicolas Chapuy qui resta pour soigner les malades, et qui en mourut ! A la fin de l’épidémie, on creusa enfin un tout à l’égout dans la rue à laquelle on donna son nom….Pour plus de précision sur la période, voir ci après la superbe conférence de René Merle : http://renemerle.com/spip.php?article703

La Seyne en 1900 Merci beaucoup de ces précisions et d’avoir mis le lien sur le texte de René Merle qui est effectivement une référence sur l’immigration italienne à La Seyne sur mer et les problèmes inhérents (difficultés d’intégration et xénophobie). Je me permettrai d’en publier un extrait, prétexte à accompagner un nouveau diaporama…Un fait amusant j’habite là où habitait Nicolas Chapuy, dont la maison avait été antérieurement acquise lors d’une vente aux enchères, son propriétaire n’étant autre que Jean-Joseph Tortel qui avait du quitter précipitamment la ville en 1792 (mais ceci est une autre histoire)…et pour couronner le tout, rappelant que le médecin seynois de l’époque de cette épidémie était le Dr Etienne Prat, ex-chirurgien de la Marine, médecin à La Seyne, conseiller municipal,…je travaille rue Etienne Prat !!! Il ne me reste plus qu’à attraper le choléra et la boucle sera bouclée !😂
Louis Vaisse Je vous le déconseille fortement !
Louis Vaisse Je deconseille d’attraper le cholera, bien sur..
La Seyne en 1900 Louis Vaisse bon d’accord !
Michèle Galazzo C’est pour cette raison que son nom fut donné à une rue débouchant sur la rue Camille Pelletan que l’on voit (Chapuy devenu Chapuis au fil des ans). Merci pour cette photo, où la place Benoit Frachon (nom d’aujourd’hui) est rarement vue dans ce sens (est vers ouest)*


Nicolas Bernard CHAPUY 2/5
écrivain
La Seyne
né le 20-08-1826 mort le 21-09-1865

« Rentier, adjoint au maire de La Seyne pendant seulement quelques jours, du 5 au 21 septembre 1865. Il était le 7e d’une famille de 8 enfants, fils de Jean François Charles Chapuy, boucher, et de Françoise Durbec, née à Marseille, d’une famille de bouchers. Il se distingua (avec Esprit Martel et François Durand) par son dévouement pendant la terrible épidémie de choléra de 1865. Dans le quartier de l’actuelle rue qui porte son nom vivait une population d’ouvriers immigrés principalement italiens. C’est là qu’en 1865, le dernier choléra s’y déclenche faisant plus de 500 morts en trois mois. Nicolas Chapuy y laissa la vie : à peine élu 2e adjoint le 5 septembre, il fut nommé à la commission hygiène le 8 septembre et mourut du choléra le 21 septembre 1865. Il ne s’était pas marié et ne laissa pas d’enfants. »

http://jcautran.free.fr/rues/lexique_rues_c.html

« Le quartier de notre ville réputé le plus malsain était, en 1865, celui dit de la Lune, à cause d’un ruisseau découvert appelé le «Gros-Vallat» dont le lit était insuffisamment drainé aux époques de sécheresse; 
audit Gros-Vallat s’ajoutait la présence de cloaques, un terrain marécageux proche de la mer, le manque d’écoulement et d’évacuation des eaux. Il y avait aussi à « La Lune » de nombreux immeubles surpeuplés et tenus par des logeurs. » 

(HISTOIRE DE LA SEYNE XLIV Louis Baudoin)

. »La Seyne, par sa position exceptionnelle, la facilité des communications, a réuni dans ses murs de nombreux étrangers. Ses habitants forment deux types bien caractérisés.
1° La population indigène. Vifs, hospitaliers, naturellement compatissants et généreux, les Seynois aiment surtout à braver l’Océan et ses tempêtes, et quand ils ont servi la France aux rivages étrangers, ils rentrent, au sein de la famille, où leur vie s’écoule tranquille et paisible sous la charme des souvenirs d’un autre âge.�2° L’autre partie de la population, issue d’une haute origine, et toute fière de ses grandes destinées, est loin d’avoir des habitudes à la hauteur de ses prétentions. Mais qu’on ne s’attende pas à nous voir lever ce voile qui révèlerait tant de misères ! Qu’on ne nous demande pas de tracer le tableau de ce qui se passe dans ces réduits sans lumière où s’abritent pêle-mêle, hommes, femmes, enfants, vieillards ! Ces détails humiliants nous feraient peut-être regretter une hospitalité que nous accordons avec tant de générosité et de bienveillance. » 
�Dr Etienne Prat, ex-chirurgien de la Marine, médecin à La Seyne, conseiller municipal. �(La Seyne : son épidémie cholérique 1865)

La porte des Chantiers sur la place de la lune à La Seyne sur mer
https://youtu.be/03kq7GExF6s – à La Seyne-sur-Mer.

L’épidémie de choléra de 1865 et Nicolas Chapuy. 3/5

…et pendant ce temps la frégate blindée de l’armada espagnole NUMANCIA, « made in La Seyne » , le plus important bâtiment de guerre construit dans le monde par une société privée, est le premier navire en fer à faire le tour du monde… 
https://youtu.be/XHotFiaJTFI

1865
Quatre ans après le séjour de trois mois de George Sand à Tamaris.
Quinze ans avant que Michel Pacha ne crée la station estivale et hivernale de Tamaris .

La Seyne a déjà connu deux épidémies de choléra, en 1835 et en 1845. Il y en aura une quatrième en 1884. Celle de 1865 fut la plus dévastatrice.
La ville compte alors 13 000 habitants dont 4 000 ouvriers qui travaillent aux chantiers. 500 morts (les 4/5 des personnes atteintes) sur une période de 4 mois, d’Août à Novembre.
Nicolas Bernard CHAPUY rentier, écrivain, (né le 20-08-1826 mort le 21-09-1865), fils de 
Jean-François Chapuy boucher 18 rue du Marché à La Seyne qui eut de sa femme Françoise Durbec (née à Marseille dans une famille de bouchers) huit enfants dont le septième, Nicolas Bernard Chapuy (1826-1865). Celui-ci se distingua (avec Esprit Martel et François Durand) par son dévouement pendant la terrible épidémie de choléra de 1865. Adjoint au maire de La Seyne pendant seulement quelques jours : à peine élu 2e adjoint le 5 septembre, il fut nommé à la commission hygiène le 8 septembre et mourut du choléra le 21 septembre 1865 à l’âge de 49 ans. Beaucoup de protagonistes de cet événement ont laissé le souvenir de leur dévouement, de leur courage et de leur charité (comme le rappelle l’inscription sur l’obélisque dressé en 1866 sur la place Bourradet qui fut transféré plus tard au cimetière de la ville), et ont donné leur nom à certaines de nos rues.
Dr Etienne Prat, ex-chirurgien de la Marine, médecin à La Seyne, conseiller municipal,attaché à l’ambulance des Cavaillons. �(Thèse de 1866 : La Seyne & son épidémie cholérique en 1865)
Esprit Martel maire
François Durand 1er adjoint
Nicolas Chapuy 2ème adjoint
Clément Daniel (les docteurs Combal, Clément et Prosper Daniel attachés à l’Hospice, Martinenq ancien chirurgien de la Marine, Burcq et Mourgues « spécialiste distingué venant de Lyon » 
…et pendant ce temps la frégate blindée de l’armada espagnole NUMANCIA, « made in La Seyne » , le plus important bâtiment de guerre construit dans le monde par une société privée est le premier navire en fer à faire le tour du monde… 
https://youtu.be/XHotFiaJTFI


Sources :
• AUTRAN Marius. 1990. En passant par les rues de ma ville natale. Images de la vie seynoise d’antan, tome III, pp. 461-514. • AUTRAN Marius. 2002. Origine des quartiers et lieux-dits seynois. Images de la vie seynoise d’antan, tome VIII, pp. 105-137. • AUTRAN Marius. Vieilles pierres seynoises : marius. autran.pagesperso-orange.fr/oeuvres/tome2/vieilles_pierres.html • BAUDOIN Louis. 1965. Histoire générale de La Seyne sur Mer et de son port, depuis les origines jusqu’à la fin du XIXe siècle, 914p. • MERLE Toussaint. 1966. Souvenirs d’un petit Seynois. Conférence à la Société des Amis de La Seyne Ancienne et Moderne à propos de certaines rues seynoises. : http://www.rene-merle.com/article.php3? id_article=555] • RIBOT Henri (avec la collaboration d’Antoine PERETTI). 2009. Les noms de lieux de l’Ouest Varois – Dictionnaire toponymique et historique. Cahier du Patrimoine Ouest Varois N° 12. Editions du Foyer Pierre Singal et Centre Archéologique du Var. • Services Techniques de La Seyne-sur-Mer. Tableau de classement des voies communales, mise à jour de février 1984,21p. La Seyne – Informations – Histoire : http://cyril.castelbou.free.fr/la_seyne/noms_rues.html Histoire de La Seyne : http://www.la/– seyne.fr Les Amis de La Seyne Ancienne et Moderne (Le filet du pêcheur) Ollioules & ses ramifications 
varoises : http://eaton.m.free.fr/ Armada de Chile : http://revistamarina.cl/
Chaîne pétitoire personnelle.

Nicolas Chapuy 4/5

L’épidémie de choléra de 1865 et Nicolas Chapuy.(4) / La Rue Nicolas Chapuy :

En Mai 1866 un obélisque en souvenir des actes de dévouement, de courage et de charité pendant la désastreuse épidémie de 1865 fut dressé sur la place Bourradet (il sera transféré plus tard au cimetière de la ville)
L’Etat civil en 1872 recense pour La Seyne 9933 habitants dont 7233 population agglomérée et 2700 pop.éparse.
Dans la Rue Nicolas Chapuy (p 175 à p 179 Archives du Var) vivent 125 personnes, essentiellement des Italiens (39 Français).
(sources Archives du Var)
Rappel : La ville comptait en 1865 13 000 habitants dont 4 000 ouvriers qui travaillaient aux chantiers, 500 morts (les 4/5 des personnes atteintes) sur une période de 4 mois, d’Août à Novembre 1865.

En 1901 on recense 20718 habitants dont 576 vivent Rue Nicolas Chapuy.

« En majorité des Italiens bien sûr, lesquels travaillent aux F&C, quelques Espagnols, un Suisse (Alexandre Samson) et un Austro-Hongrois (Romuald Michich).
Il semble que, même nées sur place les filles Italiennes restent considérées Italiennes, sauf quand il est spécifié « naturalisée », alors que les garçons prennent la nationalité Française en étant nés en France.
Parmi ceux qui ne sont pas aux F&C nous avons comme métiers : quelques cultivateurs, marchand de fruits, pâtissier, épicière, couturière, lingère, cordonnier, chauffeur à la société anonyme des bateaux à vapeur (Maurice Luciano), bûcheron, agent de police (Alphonse Valenty), marchand de vin, blanchisseuse, tailleuse, marchand de bois, marchand de pétrole, restaurateur, maçon, cordier, laitier (Tallone Alexis patron laitier son épouse Anna ses deux fils et sa fille, tous laitiers), institutrice privée (Reine Moutte, 27 ans), coiffeur, domestique, boulanger, cafetier, un vétérinaire (Jean Berger, brésilien) et enfin des journaliers et des écolier(e)s. »
(Source Ludivine Rembobine)

Recensement 1901 dans la Rue Nicolas CHAPUY :

Gil, Santandréa, Viale, Vannucci, Dalmasso, Dalprato, Nicolas, Bertello, Bellone, Donelli, Ognibene, Mattalia, Vannucci, Domingo, Maritano, Guien, Brun, Samson, Hilaire, Biron, Costa, Brunel, Lassaro, Chauvet, Rivella, Maggé, Bruno, Rapalino, Trinchero, Lerdat, Giraudot, Falco, Paséro, Déjouani, Ferrero, Tajasque, Bianco, Bistolfi, Cantello, Saracco, Luciano, Marqués, Simondi, Catastini, Guibaudo, Perona, Chiambaretta, Degiovanni, Ramonda, Vene, Dalmasso, Chapelo, Violino, Marino, Allinio, Lerda, Sales, Pepino, Canale, Caramello, Guerisoli, Amandi, Riberi, Luchese, Matio, Giordano, Girino, Barbero, Stivalini, Novelli, Bonardi, Jonino, Valenty, Bianchi, Picardi, Gélis, Valloriz, Rossi, Spada, Pollero, Canaveze, Poitevin, Roustaud, Dubernard, Beltrando, Viale, Sbarra, Cantello, Bruno, Rambaux, Degoinni, Peyrano, Pellegriino, Ferrero, Serani, Brotilio, Viale, Dalmasso, Casamelo, Peirano, Martino, Revelli, Bronzini, Roa, Mathieu, Aboson, Allione, Viale, Etourdi, Bellone, Canepa, Tosello, Marquini, Boghetto, Charlen, Bernier, Bocciardo, Soldani, Pratti, Massaglia, Silvestro, Segonne, Ghia, Valere, Guisti, Barissone, Allimio, Giordano, Siletti, Olivi, Barnatti, Leguio, Vial, Calzia, Bertello, Podesta, Pardo, Giacobbe, Spingelo, Bertodatto, Balmatto, Cathala, Menent, Monticelli, Zunino, Dalmasso, Bottero, Brondello, Farine, Parola, Olivero, Couston, Caralia, Beltramo, Berado, Lerda, Basco, Kenzini, Mandrille, Montopolie, Noni, Tallone, Ivaldi, Macaris, Boggetti, Sansoé, moutte, Maurric, Baladon, Norgari, Pellegrini, Pellegrino, Léro, Ghione, Taurel, Rapete, Pistarino, Porta, Barbero, Lavene, Ponceot, Monti, Delcorsio, Léro, Porta, Barbero, Reppeto, Laveine, Castelotti, Cavallo, Giraudo, Giuliano, Dalmasso, Dutto, Biondi, Bisotto, Maddio, Pellegrino, Grosso, Mazini, Reymondon, Cimolai, Hortensia, Maccario, Thomasset, Voglio, Ghianto, Guigues, Castel, Allinio, Pasero, Martinelli, Garbero, Ellena, Giordano, Gautier, Ghina, Lamberti, Musso, Pommier, Giobergia, Rittano, Giraudo, Gori, Roatino, Sorzana, Gancia, Famiri, Pepino, Manavella, Ferreri Encheti, Comba, Carletto, Bergia, Dalformo, Cavallo , Michich, Pellegrin, Mosquera, Ristorto, Bongioani, Giraudo, Chamberetta, Pellegrino, Valeta, Parola, Lerda, Rebuffo, Giordano, Bruno, Casteletti, Mariaud, Luporini, Manfredi, Vachiero, Berger.

Nicolas Chapuy 5/5

La ville comptait en 1865 13 000 habitants dont 4 000 ouvriers qui travaillaient aux chantiers. 500 personnes sont mortes (en fait les 4/5 des personnes atteintes) sur une période de 4 mois, d’Août à Novembre 1865.

En Mai 1866 un obélisque en souvenir des actes de dévouement, de courage et de charité pendant la désastreuse épidémie de 1865 fut dressé sur la place Bourradet (il sera transféré plus tard au cimetière de la ville).

L’Etat civil en 1872 recense pour La Seyne 9933 habitants dont 7233 population agglomérée et 2700 pop.éparse.

Dans la Rue Nicolas Chapuy (p 175 à p 179 Archives du Var) vivent 125 personnes, essentiellement des Italiens (39 Français).
(sources Archives du Var)

En 1901 on recense 20718 habitants dont 576 vivent Rue Nicolas Chapuy.
« En majorité des Italiens bien sûr, lesquels travaillent aux F&C, quelques Espagnols, un Suisse (Alexandre Samson) et un Austro-Hongrois (Romuald Michich).
Il semble que, même nées sur place les filles Italiennes restent considérées Italiennes, sauf quand il est spécifié « naturalisée », alors que les garçons prennent la nationalité Française en étant nés en France.
Parmi ceux qui ne sont pas aux F&C nous avons comme métiers : quelques cultivateurs, marchand de fruits, pâtissier, épicière, couturière, lingère, cordonnier, chauffeur à la société anonyme des bateaux à vapeur (Maurice Luciano), bûcheron, agent de police (Alphonse Valenty), marchand de vin, blanchisseuse, tailleuse, marchand de bois, marchand de pétrole, restaurateur, maçon, cordier, laitier (Tallone Alexis patron laitier son épouse Anna ses deux fils et sa fille, tous laitiers), institutrice privée (Reine Moutte, 27 ans), coiffeur, domestique, boulanger, cafetier, un vétérinaire (Jean Berger, brésilien) et enfin des journaliers et des écolier(e)s. »
(Source Ludivine Rembobine)

A propos des babi, macaroni , et autres piantou… 

. »La Seyne, par sa position exceptionnelle, la facilité des communications, a réuni dans ses murs de nombreux étrangers. Ses habitants forment deux types bien caractérisés.
1° La population indigène. Vifs, hospitaliers, naturellement compatissants et généreux, les Seynois aiment surtout à braver l’Océan et ses tempêtes, et quand ils ont servi la France aux rivages étrangers, ils rentrent, au sein de la famille, où leur vie s’écoule tranquille et paisible sous la charme des souvenirs d’un autre âge.
2° L’autre partie de la population, issue d’une haute origine, et toute fière de ses grandes destinées, est loin d’avoir des habitudes à la hauteur de ses prétentions. Mais qu’on ne s’attende pas à nous voir lever ce voile qui révèlerait tant de misères ! Qu’on ne nous demande pas de tracer le tableau de ce qui se passe dans ces réduits sans lumière où s’abritent pêle-mêle, hommes, femmes, enfants, vieillards ! Ces détails humiliants nous feraient peut-être regretter une hospitalité que nous accordons avec tant de générosité et de bienveillance. » 
Dr Etienne Prat, ex-chirurgien de la Marine, médecin à La Seyne, conseiller municipal.  
(La Seyne : son épidémie cholérique 1865)

Je me permets d’ajouter l’excellent article de Matthieu Dalaine paru le 14 Avril sur Var-matin…et de réouvrir la parenthèse sur l’hydroxychloroquine que j’ai évoquée récemment à propos de l’Aire des Masques à Janas, masques pouvant être pris dans le sens écorce de chêne liège :

« De l’écorce des arbres à la thérapeutique…

Cette discussion nous oblige à ouvrir une parenthèse (qui peut-être vous éclairera pour la suite du propos) sur le rôle de la phytothérapie dans la pharmacopée universelle puisque les premiers colons européens au Pérou dès le XVIIème siècle justement observèrent que les indigènes extrayaient un médicament de l’écorce d’un arbre dénommé Cinchona (Cinchona officinalis) qu’ils utilisaient contre les frissons et la fièvre.
Dès 1633, cette phytothérapie fut introduite en Europe. 
Elle y eut le même usage, et commença à être utilisée dans les cas de fièvre paludique…. »

Petite réflexion à partir d’une carte postale de Louis Vaisse que je remercie : La place de la lune début du siècle dernier, bien belle, bien propre, assainie, avec son théâtre et ses magasins, bistrots, etc.
Sur le recensement de 1866 La ville compte 8062 individus,(St Mandrier 2918, la campagne 812 pour un total de 11192 individus)
En 1866 Rue Nicolas Chapuy 34 familles vivent réparties sur 16 habitations…
Il est frappant de constater que la Moyenne d’âge des occupants 25 ans environ (et leur progéniture en bas âge). Les noms à consonance italienne ne sont pas majoritaires…Plus tard (1891) arriveront d’autres italiens dont les Tallone, bergers qui deviendront laitiers (voir par ailleurs)…
On peut imaginer le lourd tribut que ces italiens de « la petite Italie » ont payé au vibrion cholérique l’année précédente ….(500 décès en trois mois !)
Une fois le quartier assaini il y a eu cet appel incitatif de la réembauche aux chantiers navals à repeupler ce territoire antérieurement dévasté, une sorte de recolonisation par peuplement de ce lieu de malheur (antérieurement nommé rue de la Peste !!)
Bien sûr je me régale à rebâtir ces historiettes sans prétention à partir des fondamentaux (autranesques le plus souvent), et au moins autant à lire vos échanges où transparait la fierté seynoise, celle qui nous aidera à sortir de cette crise sanitaire, comme la ville en a beaucoup connu… Certains se revendiquent de la rue Nicolas Chapuy comme d’autres de Besagne…Ils sont issus de cette population nouvelle qui a remplacé la génération Choléra de 1865…
En 1901 on recense 20718 habitants dont 576 vivent Rue Nicolas Chapuy.

« En majorité des Italiens bien sûr, lesquels travaillent aux F&C, quelques Espagnols, un Suisse (Alexandre Samson) et un Austro-Hongrois (Romuald Michich).
Il semble que, même nées sur place les filles Italiennes restent considérées Italiennes, sauf quand il est spécifié « naturalisée », alors que les garçons prennent la nationalité Française en étant nés en France.
Parmi ceux qui ne sont pas aux F&C nous avons comme métiers : quelques cultivateurs, marchand de fruits, pâtissier, épicière, couturière, lingère, cordonnier, chauffeur à la société anonyme des bateaux à vapeur (Maurice Luciano), bûcheron, agent de police (Alphonse Valenty), marchand de vin, blanchisseuse, tailleuse, marchand de bois, marchand de pétrole, restaurateur, maçon, cordier, laitier (Tallone Alexis patron laitier son épouse Anna ses deux fils et sa fille, tous laitiers), institutrice privée (Reine Moutte, 27 ans), coiffeur, domestique, boulanger, cafetier, un vétérinaire (Jean Berger, brésilien) et enfin des journaliers et des écolier(e)s. »
(Source Ludivine Rembobine)

Recensement 1901 dans la Rue Nicolas CHAPUY :

Gil (Antoine Gil l’espagnol marchand de fruits et sa famille), Santandréa, Viale, Vannucci, Dalmasso, Dalprato, Nicolas, Bertello, Bellone, Donelli, Ognibene, Mattalia, Vannucci, Domingo, Maritano, Guien, Brun, Samson, Hilaire, Biron, Costa, Brunel, Lassaro, Chauvet, Rivella, Maggé, Bruno, Rapalino, Trinchero, Lerdat, Giraudot, Falco, Paséro, Déjouani, Ferrero, Tajasque, Bianco, Bistolfi, Cantello, Saracco, Luciano, Marqués, Simondi, Catastini, Guibaudo, Perona, Chiambaretta, Degiovanni, Ramonda, Vene, Dalmasso, Chapelo, Violino, Marino, Allinio, Lerda, Sales, Pepino, Canale, Caramello, Guerisoli, Amandi, Riberi, Luchese, Matio, Giordano, Girino, Barbero, Stivalini, Novelli, Bonardi, Jonino, Valenty, Bianchi, Picardi, Gélis, Valloriz, Rossi, Spada, Pollero, Canaveze, Poitevin, Roustaud, Dubernard, Beltrando, Viale, Sbarra, Cantello, Bruno, Rambaux, Degoinni, Peyrano, Pellegriino, Ferrero, Serani, Brotilio, Viale, Dalmasso, Casamelo, Peirano, Martino, Revelli, Bronzini, Roa, Mathieu, Aboson, Allione, Viale, Etourdi, Bellone, Canepa, Tosello, Marquini, Boghetto, Charlen, Bernier, Bocciardo, Soldani, Pratti, Massaglia, Silvestro, Segonne, Ghia, Valere, Guisti, Barissone, Allimio, Giordano, Siletti, Olivi, Barnatti, Leguio, Vial, Calzia, Bertello, Podesta, Pardo, Giacobbe, Spingelo, Bertodatto, Balmatto, Cathala, Menent, Monticelli, Zunino, Dalmasso, Bottero, Brondello, Farine, Parola, Olivero, Couston, Caralia, Beltramo, Berado, Lerda, Basco, Kenzini, Mandrille, Montopolie, Noni, Tallone, Ivaldi, Macaris, Boggetti, Sansoé, moutte, Maurric, Baladon, Norgari, Pellegrini, Pellegrino, Léro, Ghione, Taurel, Rapete, Pistarino, Porta, Barbero, Lavene, Ponceot, Monti, Delcorsio, Léro, Porta, Barbero, Reppeto, Laveine, Castelotti, Cavallo, Giraudo, Giuliano, Dalmasso, Dutto, Biondi, Bisotto, Maddio, Pellegrino, Grosso, Mazini, Reymondon, Cimolai, Hortensia, Maccario, Thomasset, Voglio, Ghianto, Guigues, Castel, Allinio, Pasero, Martinelli, Garbero, Ellena, Giordano, Gautier, Ghina, Lamberti, Musso, Pommier, Giobergia, Rittano, Giraudo, Gori, Roatino, Sorzana, Gancia, Famiri, Pepino, Manavella, Ferreri Encheti, Comba, Carletto, Bergia, Dalformo, Cavallo , Michich, Pellegrin, Mosquera, Ristorto, Bongioani, Giraudo, Chamberetta, Pellegrino, Valeta, Parola, Lerda, Rebuffo, Giordano, Bruno, Casteletti, Mariaud, Luporini, Manfredi, Vachiero, Berger.

La place de la Lune
https://youtu.be/YvNNmlpjlsU

Dessin de Patrick Gabrielli (craie/fusain) et texte de Jo Dechifre.
(Mémoire de Pierres)
« La sirène improbable vient de retentir.
La mémoire des hommes, de son DO est remplie ;
Résonnant dans l’oreille, comme le souvenir
Des heureuses saisons qui associent leur vie. »
Conseils hygiéniques…
…en période épidémique
..édictés en 1865
Annette Tilly Maurin Fermer ou pas les frontières??? D’où vient l’épidémie?? éternelles questions…Il semblerait qu’il y ait eu des cas en France ( Arles 1862) avant l’arrivée des pèlerins ( Cholera 1865 1870 – Archeo-alpi-maritimi
www.archeo-alpi-maritimi.com › cholera18651870
Cholera de 1865-1866. L’épidémie a surtout sévi à…)

Archéologie Alpes Maritimes et Ligurie
ARCHEO-ALPI-MARITIMI.COM
Archéologie Alpes Maritimes et Ligurie

Conseils hygiéniques et résultats des élections :

Esprit Martel maire
François Durand 1er adjoint
Nicolas Chapuy 2ème adjoint

Ps : Respect à ce brave boulanger fidèle son four pendant la terrible épidémie de choléra qui s’abattait sur La Seyne en 1865 sous la municipalité de Martel Esprit et qui avait fait fuir une partie de la population et la plupart des commerçants…En hommage, la ville reconnaissante lui accorda plus tard une concession à perpétuité au cimetière…

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