« …La terrasse du Casino des Sablettes. Vous la connaissez : elle a cette rare beauté de s’ouvrir sur la mer libre, et au delà d’elle même il n’y a, à droite, que le magnifique promontoire de Sicié où s’érigeait autrefois un temple de Vénus, et à l’avant-garde des Deux-Frères. C’est le point ultime vers le sud de la terre française, le lieu de plaisir où viennent s’épanouir toutes les danses, toutes les mises, toutes les toilettes et les flirts des mille et une stations de notre pays. »

Léon Vérane 1930.


« Avant la guerre, je me souviens, cette terrasse servait de « skating ». 
Le goût du patinage sévissait en ces lieux en l’an de grâce 1912 ; elle a rejoint aujourd’hui les neiges d’antan. 
Ce sont à l’heure qu’il est les déhanchements brusques des danses modernes, les belles lignes des robes, toute l’harmonie d’une mode dont on ne saurait nier qu’elle est une des plus pures et des plus seyantes à l’éternelle beauté. Il y a, qui dégustent des orangeades, de ces nerveuses adolescentes marines, écharpes de kasha à leurs épaules minces, raquettes de tennis éparses à leurs pieds, motifs d’aquarelles sensibles et fugitives ». 

Léon Vérane « Toulon » (1930)

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