« Bien imprudemment, les policiers avaient arboré un drapeau tricolore au premier étage du poste, croyant les Allemands disparus à jamais de la ville« ….

Le texte de Marius Autran qui fait référence à cet évènement se trouve dans « Images de la vie seynoise d’antan – Tome II (1988) » : http://jcautran.free.fr/oeuvres/tome2/annees_dramatiques.html#11

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2020
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« Bien imprudemment, les policiers avaient arboré un drapeau tricolore au premier étage du poste, croyant les Allemands disparus à jamais de la ville. Quelques prisonniers capturés dans l’après-midi s’y trouvaient enfermés dans la geôle. L’un, saisi par M. Le Hir de la police F.F.I. sur le boulevard du 4-Septembre ; deux autres, ramenés par R. Taulaigo et l’un de ses camarades avenue Henri Pétin. Informé de cette situation par une femme de ménage s’en allant prendre son service au Fort Napoléon, le commandement allemand s’affola. Le lieutenant Birkendorfer donna l’ordre de constituer une patrouille chargée d’abattre tout Français porteur d’armes. Très vite cette unité se présenta devant le poste de police et comprit à la vue du drapeau tricolore, la volonté évidente de rébellion de ses occupants à qui elle intima l’ordre de se rendre. Ces derniers s’y refusèrent. C’est alors que le policier Xavier Franceschini apparut à la fenêtre du premier étage pour juger des réactions de l’ennemi. Il fut gravement atteint à la tête par une balle allemande. Ses camarades se refusant toujours à la reddition, l’adjudant Ermisch chef de la patrouille donna l’ordre d’incendier le poste et de l’encercler. Dès lors, le plus grand désordre allait régner à l’intérieur où l’atmosphère devenait irrespirable. Les Allemands attaquent pour libérer leurs prisonniers et faire cesser toute résistance. Nos policiers montent dans les étages. Quelques-uns d’entre eux sont capturés tels MM. Le Hir, Ducher et quelques autres. Miraculeusement ils échapperont à la mort grâce à la complicité d’un alsacien membre de la patrouille qui les fera conduire au Fort Napoléon d’où ils s’évaderont à la faveur de la débâcle allemande. D’autres encore, dont MM. Taulaigo et Rocchesani, trouvèrent le salut grâce à leur audace. Du premier étage, ils sautèrent sur une treille qui plia sous leur poids, et amortit leur chute, ce qui leur permit de gagner les jardins du quartier Tortel, d’escalader le mur d’enclos de l’Institution Sainte-Marie, de se réfugier chez des amis et de se défaire de leur uniforme. Hélas ! trois des policiers ne purent échapper à leurs bourreaux. Xavier Franceschini blessé grièvement, Maurice Marcoul et Jacques Brès réfugiés tous deux sur la toiture furent amenés devant le poste et fusillés sans jugement, toutefois après avoir reçu les secours de la religion administrés par le père Bouvet mandé au collège des Maristes, qu’il n’avait pas quitté durant ces évènements dramatiques. Le souvenir de cette journée tragique a été perpétué par une plaque commémorative apposée au n° 4 du boulevard du 4-Septembre » (Marius Autran, Images de la vie seynoise d’antan tome 2, 1988)


21 Août 44 soit 4 jours après la destruction du port et des chantiers navals,


au poste de police de la place Germain Loro, trois policiers seynois sont abattus par les allemands…

Article du 16/11/2014 Véronique Georges Nice Matin
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Marcoul Maurice, Franceschini Xavier, Brès Jacques…
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Vestiges de l’enseigne « Criée coopérative »
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2021 l’ex poste de police, l’ex criée coopérative, l’ex salle de boxe, le futur open mic…
Le 21 août 1944, l’inspecteur de police Jacques Louis Brès, né le 5 Octobre 1919 à Marseille (Bouches-du-Rhône), l’inspecteur de police Xavier Franceschini, né le 1er Mai 1914 à Ghisonaccia (Haute-Corse), et le gardien de la paix Maurice Élie Gabriel Marcoul, né le 25 Novembre 1919 à Béziers (Hérault), sont fusillés par les Allemands le 21 Août 1944 au Poste de police de La Seyne-sur-Mer (Marius Autran, tome 2, 1988).
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