1917

22 juillet 1836 : La Seyne n°1

Le Mourre Nègre

Inauguration d’un service de vapeurs La Seyne-Toulon.

« Toulon et La Seyne viennent d’obtenir un établissement qui est le résultat des progrès de l’industrie. Nous voulons parler du bateau à vapeur qui va faire le service de passagers entre ces deux pays  » (Le Toulonnais)

Le « Mourre Nègre » ( visage ou museau noir en provençal, à cause de la tête peinte en noir qui ornait sa proue, ou bien à cause du visage des passagers noirci par la fumée et les escarbilles à l’issue de la traversée) s’avère être un échec commercial.

1852 : La Seyne n°2

Ce nouveau vapeur à aubes des chantiers seynois de Jean Guerry (qui reprend le même surnom populaire de Mourre Nègre) entre directement en concurrence avec les bateliers de la rade qui avaient jusqu’alors le monopole. Sa rentabilité est faible, en partie à cause de sa consommation en charbon…

Le Mourre-Nègre selon Pierre Arata

1856 : La Seyne n°3

Ce second vapeur du même type, dont la figure de proue est dorée lui vaut le surnom de

Fasche-d’Ore

« Le fonctionnement des deux navettes entre La Seyne et Toulon devient régulier et des plus satisfaisant au dire des usagers. »

George Sand écrit en 1861 : « Dans vingt minutes on effectue la plus délicieuse des traversées ».

« La compagnie seynoise, avec le concours des Forges et Chantiers de Méditerranée fondés en 1855, va s’étoffer progressivement et mettre en service au cours des années 1860 qui vont suivre des unités propulsées par hélice dont les noms restent dans la mémoire seynoise : l’Union, La Mouche, le Favori I, l’Abeille, l’Hirondelle, tous en bois, construits dans les années 1870-1880. Ils seront suivis par 5 navires en fer : la Mouette (1889), l’Alcyon (1898), l’Albatros (1901), le Lagane (1913) et le Favori II (1928) ».

1901 L’Albatros

« L’Étoile du Matin, deux mâts goélette en bois, construite par les chantiers Curet en 1886-1887, occupe dans cette flottille une place à part dans le cœur des usagers de la ligne.

 A la même époque, en 1880, l’entreprise Cabissol et Caffarena exploite une liaison régulière entre Toulon et Balaguier, faubourg de La Seyne, tandis qu’une autre ligne fonctionne deux fois par jour grâce à la Compagnie Lambert entre Toulon et Saint-Mandrier, sur un petit bateau qui n’accepte qu’une vingtaine de passagers, le Cros Saint Georges.

Mais cette dernière est victime à partir de 1887 de la concurrence féroce que lui livre un enfant du pays, nouveau venu à Tamaris, Marius Michel devenu Michel de Pierredon en 1882, plus connu en baie de Toulon sous le nom de Michel Pacha. Il a pour projet de développer les liaisons maritimes entre Toulon, Saint-Mandrier, Tamaris, le Manteau et Les Sablettes et s’attelle rapidement à la tâche avec un premier bateau l’Eclair, puis un autre Le Petit Manteau, avant que ne suivent Le Seynois, le Bois Sacré et le Saint-Mandrier ».

« Des appontements sont construits à Tamaris et au Manteau, ainsi qu’un petit port aux Sablettes. Michel Pacha commande ses bateaux, de petits vapeurs en bois baptisés steam-boats, en Angleterre. Après ceux qui précèdent il y aura encore, souvenirs de ses exploits en Turquie, le Bosphore et le Stambul, puis un peu plus tard l’Express ».

le Bosphore au Manteau
L’Express
Le Tamaris

Voir Passé Vs Présent :
laseyneen1900.fr/2022/11/14/passe-present/*

« Les départs se succédaient toutes les demi-heures. Le service assurait le transport Toulon – Saint-Mandrier et Toulon – Les Sablettes en desservant le port du Manteau et Tamaris. Il fallait 15 minutes pour aller de Toulon à Tamaris, tandis que les omnibus mettaient près d’une heure ». (Gérard Gachot : Les navettes maritimes de la rade de Toulon)

Ici les états de service d’un chef mécanicien sur les « ferry boâtes » de la compagnie Tamaris-St Mandrier

Ce fut la belle époque des bateaux à vapeur de La Seyne, entre 1860 et 1914. 

La société des Bateaux à vapeur La Seyne–Toulon vit le jour en 1873.

Elle profita des progrès et des compétences des chantiers pour faire construire un grand nombre de bateaux à coque métallique pour environ 350 passagers : L’Abeille, L’Hirondelle, puis en 1888 les premiers bateaux à coque métallique pour environ 350 passagers : l’Alcyon, l’Hirondelle, L’Union, La Mouche, Le Favori I (type Steamboat), Le Cygne, Le Dauphin, La Mouette, Le Lagane, L’Albatros et le Favori II sans oublier l’Etoile du Matin, un deux mats goélette construit par les chantiers Curet à la Seyne. Le Favori fut construit en 1928, il mesurait 25,5 m sur 5,65 m pour un tirant de 1,55 m. Il fut le seul à avoir le poste de pilotage à l’avant.. Ces bateaux assurèrent la traversée à des milliers de voyageurs jusqu’au 18 novembre 1938. La concurrence de la route, autobus, tramways, et la hausse du charbon, entraîna le déclin des traversées. Ces bâtiment reprirent néanmoins du service pendant la guerre ».

Ephémérides Henri Ribot

« …Après la guerre de 1914-1918 la vieille compagnie seynoise va subir la concurrence terrestre des tramways (en service à partir de 1907) et des autobus, à laquelle s’ajoute la hausse du prix du charbon et des salaires. Elle fut finalement contrainte au dépôt de bilan et cessera son service le 18 novembre 1938.

La guerre de 1939-1945 va être une période renaissance pour les navettes à vapeur, les services routiers étant touchés par les réquisitions. Le service sera assuré pendant toute la durée de la guerre 4 et se poursuivra quelques années après. La compagnie avait cependant payé son tribut à la période de guerre et en 1945 seuls restaient en état le Lagane, le Favori II et la Mouette ».

« Et malgré les efforts de M. Marquand, qui assurait avec compétence la gérance de la compagnie depuis 1920, le début des années 1950 vit la fin du service maritime par vapeurs entre les deux cités du bord de rade. A partir de 1954, la famille Davin va créer et exploiter une ligne régulière entre Toulon et Saint-Mandrier avec les navires en bois Creux Saint-Georges I à V. A partir de 1969, une liaison maritime entre Toulon et La Seyne est rétablie, mais elle est exploitée par plusieurs bateliers sans concertation, ni horaires harmonisés. De plus le service est des plus réduit en période hivernale. A partir de 1977 les pouvoirs publics, et notamment la Direction Départementale de l’Equipement (DDE), envisagent avec les municipalités concernées de relancer une ligne maritime régulière entre Toulon et La Seyne. Les études montrent la nécessité de créer pour ce faire une structure pluricommunale.

Ce sera le SITCAT… »

(Gérard Gachot : Les navettes maritimes de la rade de Toulon)

Sources

Gérard Gachot : Les navettes maritimes de la rade de Toulon

Henri Ribot : Ephémérides

Archives familiales seynoises

CPA Delcampe

imagesdefense.gouv.fr/

les navettes aujourd’hui

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