Plus exactement sur la peau. 

Sarcoptes scabiei, c’est la bestiole que Buonaparte emporta avec lui de son séjour seynois et dont il  gardera longtemps un souvenir vivace une fois devenu empereur…

Bonaparte ici en petit uniforme des guides de la Garde consulaire par Jean-Baptiste Isabey 1801

« 1793, à l’assaut de Mulgrave, le vaillant capitaine arrache le refouloir des mains d’un canonnier tué à sa batterie pour charger lui même et tirer dix ou douze coups », canonnier infecté d’une gale maligne… 

C’est Jacques-Mathieu Chargé médecin seynois qui soigna (sans succès) Buonaparte de sa maladie de peau que les soldats de la Grande Armée nommaient « La Charmante ». (Par contre il lui sauva sa jambe suite au fameux coup d’esponton anglais qui lui occasionna une profonde blessure, alors que le chirurgien Joseph François Didace Hernandez voulait l’amputer).

(George Sand connut le fils du chirurgien seynois qui soigna Buonaparte en 1793, le docteur Jean Chargé qui fut un pionnier de l’homéopathie). 

 » La gale est une terrible maladie ; je l’ai gagnée au siège de Toulon. Deux canonniers, qui l’avaient, furent tués devant moi et leur sang me couvrit. Cela fut mal soigné et je l’avais encore en Italie et à l’armée d’Égypte. À mon retour, Corvisart me l’a ôtée en me mettant trois vésicatoires à la poitrine qui ont amené une crise salutaire ». 

(Gazette médicale de Paris,1899)

Auparavant Buonaparte aurait déjà eu affaire à cette maladie contractée sur « La Belette » qui le ramenait de la Corse en juin 93, soignée par Hernandez (chirurgien de la marine et plus tard professeur dans les écoles de Médecine navale de Toulon et de Rochefort) ou plutôt Desgenettes alors affecté à l’hôpital ambulant de l’armée de la Méditerranée (et qui fit plus tard une grande carrière aux côtés de l’empereur).

Toute sa vie en fut impactée parallèlement à toutes ces autres pathologies connues mais qui suscitent encore bien des interrogations…

La gale, un tue-l’amour selon Joséphine son épouse dont les défenseurs disaient :

« Comment voulez-vous qu’une femme s’attachât à un homme qui avait la gale ? »

Les royalistes ne se privèrent pas de moqueries au sujet de l’empereur galeux…

En fait cette gale probablement eczématisée entrainant des crises de grattage intempestif « à s’arracher la peau» persista de très longues années voire toute sa vie. Seuls de très fréquents bains brûlants soulageaient un peu l’empereur…

On peut donc dire que Napoléon avait La Seyne « dans la peau »…

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