Source : Le petit commerce d’autrefois dans le cœur de ville de La Seyne-sur-Mer
Jean-Claude AUTRAN et Michel JAUFFRET
Ici au 14 l’épicerie du Cours Lovera et à côté la librairie Pons au 16

Au recensement de 1901 dans la rue Cyrus Hugues habitent Barthélémy Acquarone, vermicellier*et sa famille (et leurs 2 domestiques Modeste Bologna et Elisa Gandolfo). Leur commerce déménagera en 1910.

*Histoire de la fabrique de pâtes du 22 Cours Louis Blanc :

1884 : Ouverture d’une fabrique de pâtes alimentaires rue de la Paix (future rue Cyrus Hugues) par Barthélémy Acquarone vermicellier et sa femme natifs d’Impéria (Porto Maurizio en fait). C’est le temps héroïque où le travail de la pâte se faisait à la main (sans électricité), et où le cheval entraînait les pétrins.

1896 : Son fils Pierre Acquarone vermicellier, sa femme Thérèse Boccone (1856) et leur fille Caroline (1880) sont recensés au 6 rue de la Paix.

1910 : Transfert de l’entreprise au 22 Cours Louis Blanc par Paul Revertegat (né en 1878) le gendre avec un magasin de détail mieux placé attenant à l’atelier. Ils auront 4 enfants dont Pierre (1906).

1914-1918 : Période noire avec la Grande Guerre à cause des pénuries de matière première, de transport et surtout par manque de main d’œuvre, les hommes étant tous mobilisés.

1919-1938 : L’âge d’or pour l’entreprise qui compte jusqu’à 15 salariés,  Les ventes à l’extérieur sont instaurées dans la région.

1931 : Dans la maison Revertegat du quartier Tortel (chez moi) est recensé Placide Occelli un italien né en 1901 à Rocca, vermicellier chez son patron, avec sa soeur Catherine née en 1890.

1939-1945 : 2ème période noire avec des rationnements importants (tickets), peu d’ouvriers spécialisés, bombardements, évacuation de la population Seynoise, réquisition de l’usine par les italiens en 1943.

1950 : Reprise progressive du travail et extension des tournées à l’extérieur.

1965 : Prise en main de l’entreprise familiale par le fils Jean Revertegat (Jean Charles Pierre 1931-2021) avec l’achat de machines performantes, et des idées novatrices en matière de travail.

1972 : Continuité avec spécialisation poussée d’une gamme de pâtes fraîches et farcies.

1995 : Vente de l’affaire à la famille Noyant et maintien en bonne santé du commerce.

Sources : Archives du Var, Généanet, fabriquedepates.fr

Plus tard, les premières paires de jeans en toile de Nîmes vendues à La Seyne…(Mme Fenouil)
« Vêtements, chemiserie, bonneterie, articles de travail » …Les premières paires de jeans en toile de Nîmes vendues à La Seyne…L’Amovis 16 Cours Louis Blanc (Marcelle Fenouil)
L’entreprise AMOVIS CONFECTION MASCULINE existe toujours à Marseille et les dirigeants portent le même nom qu’à l’époque !! (Boretti)
Le Cours années 50-60 côté impair
Le Cours années 50-60 côté pair

C.C. Et donc si on dit nos souvenirs moi il y a un magasin sur le cours louis Blanc que j’ adorais le marchand d oiseaux et de graines Mr Bernard 
Il habitait à côté de ma grand-mère et elle m avait acheté des oiseaux avec une belle cage en cachette de ma mère il avait des lapins aussi

La Seyne en 1900 blouse grise, petite moustache, un air avenant…

Annette T. M. On redonne vie à tous ces petits commerces et c’est bien sympa!! merci pour l’idée!!!

Recensement 1901 : Le Cours Louis Blanc
Un grand merci à Ludivine Rembobine à qui on doit ce travail de moine copiste bénédictin à partir des Archives du Var, de bénédictine devrait-on plutôt dire puisqu’elle est à l’origine d’un mouvement philosophique novateur qu’elle nomme « Généoenologie* »…

*Généoenologie : Le concept peut se résumer en une phrase : « On trouve un ancêtre,…et hop ! Un p’tit coup derrière la cravate »

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