« La sirène improbable vient de retentir.
La mémoire des hommes, de son DO est remplie ;
Résonnant dans l’oreille, comme le souvenir
Des heureuses saisons qui associent leur vie. »

Jo Dechifre

La place de la Lune
https://youtu.be/YvNNmlpjlsU

Dessin de Patrick Gabrielli (craie/fusain) et texte de Jo Dechifre.
(Mémoire de Pierres)
« La sirène improbable vient de retentir.
La mémoire des hommes, de son DO est remplie ;
Résonnant dans l’oreille, comme le souvenir
Des heureuses saisons qui associent leur vie. »
Commentaires sur Fb:
Louis Imperiale Je remercie chaleureusement les « amis » nostalgiques de la rue Nicolas Chapuy qui ont bien voulu donner quelques éléments culturels et civiques concernant cette voie de communication et de circulation. Elle me parle encore, elle avait une voix, celle du ferronnier, Rossi, les deux coiffeurs, Louis et Tony, le PMU de Mme Michel, le bar des amis, le magasin des vins de Mme Laure Merendet, la boulangerie de Mme Estellone, les établissements Vernin les deux épiceries, celle de M. Martin et celle de Mme. Roman, le magasin d’antiquités. Finalement, au coin de la rue, l’hôtel restaurant du Var. Nous sommes arrivés en 1959, nous habitions au numéro 9, aujourd’hui, la ville a changé les numéros, c’est le 41, juste à côté du marchand de vins.
Pour moi, petit gamin italien, elle représente le grand théâtre du monde où je me suis fait. Quatre fois par jour, les ouvriers des chantiers passaient à bicyclette ou en vélo silex et se pressaient quand ils rentraient à la maison pour manger à midi. La sirène réveillait toute La Seyne, cette ville qui vivait au rythme des FCM, puis CNIM. Les chantiers faisaient vivre de nombreuses familles et surtout les commerçants de la région.
« Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître…» chantait si joliment M. Aznavour…
C’était La Seyne des 30 glorieuses !
Louis Vaisse Ajoutons quand même que le quartier (place de la Lune) était en fait un ghetto assez sordide où l’on entassait les ouvriers piémontais. Malgré leurs demandes répétées, les édiles locaux ne firent rien, sinon leur envoyer un prêtre…qui parlait le piémontais ! Résultat des courses : épidémie de choléra, la plupart des élus s’en allèrent se mettre à l’abri de la contagion dans leurs « campagnes », sauf Nicolas Chapuy qui resta pour soigner les malades, et qui en mourut ! A la fin de l’épidémie, on creusa enfin un tout à l’égout dans la rue à laquelle on donna son nom….Pour plus de précision sur la période, voir ci après la superbe conférence de René Merle : http://renemerle.com/spip.php?article703



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