« La sirène improbable vient de retentir.
La mémoire des hommes, de son DO est remplie ;
Résonnant dans l’oreille, comme le souvenir
Des heureuses saisons qui associent leur vie. »
Jo Dechifre


Dessin de Patrick Gabrielli (craie/fusain)
1er juillet 1893 les travaux de la place de la lune sont terminés ! Bientôt l’atelier des chaudières…





Quelques commerces de la place de la lune

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Commentaires sur Fb:
Louis I. 

« Je remercie chaleureusement les « amis » nostalgiques de la rue Nicolas Chapuy qui ont bien voulu donner quelques éléments culturels et civiques concernant cette voie de communication et de circulation. Elle me parle encore, elle avait une voix, celle du ferronnier, Rossi, les deux coiffeurs, Louis et Tony, le PMU de Mme Michel, le bar des amis, le magasin des vins de Mme Laure Merendet, la boulangerie de Mme Estellone, les établissements Vernin les deux épiceries, celle de M. Martin et celle de Mme. Roman, le magasin d’antiquités. Finalement, au coin de la rue, l’hôtel restaurant du Var. Nous sommes arrivés en 1959, nous habitions au numéro 9, aujourd’hui, la ville a changé les numéros, c’est le 41, juste à côté du marchand de vins.
Pour moi, petit gamin italien, elle représente le grand théâtre du monde où je me suis fait. Quatre fois par jour, les ouvriers des chantiers passaient à bicyclette ou en vélo solex et se pressaient quand ils rentraient à la maison pour manger à midi. La sirène réveillait toute La Seyne, cette ville qui vivait au rythme des FCM, puis CNIM. Les chantiers faisaient vivre de nombreuses familles et surtout les commerçants de la région.
« Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître…» chantait si joliment M. Aznavour…
C’était La Seyne des 30 glorieuses !
« 
Louis V.

 « Ajoutons quand même que le quartier (place de la Lune) était en fait un ghetto assez sordide où l’on entassait les ouvriers piémontais. Malgré leurs demandes répétées, les édiles locaux ne firent rien, sinon leur envoyer un prêtre…qui parlait le piémontais ! Résultat des courses : épidémie de choléra, la plupart des élus s’en allèrent se mettre à l’abri de la contagion dans leurs « campagnes », sauf Nicolas Chapuy qui resta pour soigner les malades, et qui en mourut ! A la fin de l’épidémie, on creusa enfin un tout à l’égout dans la rue à laquelle on donna son nom….« 
Cathy B.
… mes grands-parents, Olga et Jean, tenaient le Grand Hôtel du Var sur la Place de la Lune – sur la photo, ils posent devant l’entrée de l’hôtel… Mon grand père travaillait (en plus de l’hôtel) aux chantiers (FCM), il était « Frappeur à la masse ». (Il y avait aussi les arrières grands-parents pour aider à l’hôtel, de mémoire ce sont eux qui avaient créé l’hôtel). Son fils mon père s’appelle Fernand Bracco, il a fait toute sa carrière aux chantiers. Son surnom, c’était Nanan, tout le monde le connaissait… »

– » Le Grand Hôtel du Var est devenu bien plus tard l’hôtel brasserie des Chantiers. Très prospère durant la grande époque des chantiers navals, occupé malgré eux par les Allemands pendant la guerre. En activité jusqu’à la fin des années 80.

Ma famille paternelle habitait l’impasse Noël Verlaque. Moi, toute jeune, je me souviens très bien de la fête foraine en été sur la Place de la Lune... »

Louis I.
« …Eu égard au Grand Hôtel et Restaurant du Var, je dirai que c’était un établissement de bon aloi, charmant et très convivial. J’y passais devant plusieurs fois par jour. Nous habitions la rue Nicolas Chapuis, celle emblématique des ouvriers des Forges et chantiers de la Méditerranée, 6000 passages par jour, à pied, à vélo ou à vélosolex. Ils couraient pour en sortir et traînaient le pas pour y entrer.
Tous les moussis du quartier venaient jouer à la pétanque ou au foot, au gré de la saison. Ou bien on prenait d’assaut l’urinoir, situé devant le Comoedia bar.
La place de La Lune gardait toute la magie du vert paradis de nos amours enfantines. Surtout en juillet et novembre/décembre quand la fête foraine battait son plein. Il y avait le Luna Park, salle de flippers, de ping-pong et babyfoot de M. Henri. 
C’était bien, c’était chouette, c’était notre enfance. »

Pour plus de précision sur la période, voir ci après la superbe conférence de René Merle  http://renemerle.com/spip.php?article703

À voir aussi : laseyneen1900.fr/2020/08/30/la-foire-de-la-lune/*

Sources

Manuscrit Honoré Besson

Photos familles seynoises

CPA Delcampe

Facebook : Les amis de La Seyne en 1900

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3 comments

  1. Je suis né en 36 a Ollioules , mais en 42 , mon père étant déporté , nous habitions avec ma mère au bout du port , prés du cinéma qui allais devenir le Rex , je me souvient de ce Viel allemand qui nous faisait passer des tartine beurrées a travers le grillages de chantier , du manège de ‘ Sénégal ‘ , manège sans moteur ou il fallait pousser 10 tours pour avoir un tour gratuit ! Il y avait aussi le  » Commedia  » ou mon oncle André Laudon ‘ ( dit Cardaline ) avec ses copains allait avant la guerre chahuter les Artiste de Passage . Le Même qui avec Fernand Séguésa avait un immense collecte auprès de commerçants de la Seyne , disant qu’ils partaient faire le tour de France amateur en Vélos ! Apres un départ en grande pompe ils sont allaient se planquer un mois dans les gorges d’ollioules

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