1917 / 2017 : Un centenaire droit dans ses bottes…

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Plutôt le système Strauss (Hell Trunnion Bridge), c.à.d deux axes qui assurent un équilibre permanent entre la volée et le contrepoids, la liaison étant assurée par un parallélogramme déformable, que le système Scherzer (roulement de l’arc de circonférence sur sa crémaillère circulaire)

« Les F.C.M. ne sont  même pas embranchés sur la voie ferrée et c’est  pour rattraper ce retard que la Direction des chantiers commande à la Société DAYDE un pont basculant ou pont levant de 42 mètres de flèche, unique par l’importance de sa portée, conçu sur un principe ingénieux et breveté il est tout à fait adapté au trafic ferroviaire des éléments lourds depuis la gare de La Seyne jusqu’aux cales de lancement.

                   

La première guerre mondiale reporte son installation jusqu’en 1917 avec la main d’oeuvre en place à l’époque : française, étrangère et féminine !

les hommes valides sont au front, certains cadres éminents sont mobilisés dans des dépôts comme réservistes et en pure perte, il faut faire appel à la main d’œuvre féminine et étrangère !

L’effectif est de 2.200 ouvriers, 200 femmes, 600 enfants et 350 chinois logés à proximité sur la Place de la Lune !

  Après sa mise en service en 1920 il fut utilisé pendant 60 ans. Son basculement durait près de 4 minutes.

  

Lors d’une de ses exceptionnelles immobilisations pour travaux, sa poutre bloquée à l’horizontale barrait la sortie du port et c’est le ponton mâture ATLAS qui opéra le transbordement  aérien spectaculaire des bateaux à vapeur de la ligne La Seyne – Toulon.

Une délibération du Conseil municipal du 7 Septembre 1985 suivi d’un arrêté du 3 Novembre 1987 obtiennent son  classement au Patrimoine industriel des Monuments Historiques en tant que : « élément de paysage du port ».

    Une plaque commémorative dont voici le texte, sans doute dû à Gabriel Jauffret explique qu’ il est plus que cela :

 « En hommage à tous ceux des Chantiers qui ont marqué l’Histoire de la Ville :       

Pour que notre Patrimoine naval continue de vivre, pour que le souvenir des ouvriers et ingénieurs des Chantiers, morts pour la France, des Résistants qui s’opposèrent aux exigences de l’ennemi, des ouvriers victimes du travail ne s’efface pas de nos mémoires ».

Sources :

https://sites.google.com/site/guioljeanpierre/conferences/construction-navale-a-la-seyne-sur-m/forges-et-chantiers-de-la-mediterranee-1914-1966

=Forges et Chantiers de la Méditerranée ( 1914-1966) Jean-Pierre Guiol

La belle histoire édition collector 2009 (Mémoires du Pont)

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