Le Moulin de Paulin Gros

-1825 : Naissance de Joseph « Paulin » Gros à La Seyne. (21 juin 1825)

Son père, Joseph « Félix », est charpentier. Sa mère, Marie « Claire » Appollonie Colle mourra jeune, en 1843, à l’âge de 45 ans.

Paulin a une sœur aînée, Aglaé.  (Il a eu une autre sœur, Marie Antoinette Ursule, mais celle-ci est décédée à l’âge de 2 ans et 4 mois, en 1831).
Dans les années 30, la famille Gros habite Rue du Port.

-1841 : Aglaé épouse Alexandre François Antoine PELEGRIN, cuisinier.
ils auront au moins deux fils :  Jean Baptiste, négociant en vins à la Seyne, et Marcel, caissier à Marseille.

-1845 : On dénombre alors 4 moulins à huile à La Seyne dont les moteurs sont des chevaux ou des mulets. 16 travailleurs hommes y sont recensés. (« renseignements statistiques sur l’industrie », archives départementales)

-1851 : Paulin Gros, mécanicien de la marine, épouse Joséphine Marie Daniel née le 2 Mars 1828, également fille de charpentier. (un des témoins est le beau-frère de Paulin : Alexandre François Antoine PELEGRIN 32 ans cuisinier). L’officier municipal en est le maire Balthazard Berny.
4 enfants sont recensés :
Félix Marius né le 16.11.1852 et mort 12 heures plus tard. Aglaé Fortunée en 1854, Marie Alexandrine en 1857, Jean Baptiste dit « Baptistin » en 1861.

-1857 :  Marie Alexandrine Gros est née le 8 Février 1857 rue Ramatuelle.

-1865 : Le 6 Juillet Paulin Gros chef mécanicien aux Messageries Maritimes âgé de 40 ans fait l’acquisition de tout l’angle N.E de l’îlot : cour, magasins, cabanons, le moulin à huile et la bâtisse « qui servait autrefois de chais », (Vendeurs : Romain Denans et jean Joseph Sénès dont il sera question infra).

Dans le même mois il achète au quartier Sablettes une maison de campagne (la future Ste Rita, aujourd’hui allée Valentin bd Corse résistante).

Ste Rita, Allée …Valentin, la maison de campagne de la famille Gros Valentin, sise à « Sablettes », actuellement bd Corse résistante, achetée le 22 Juillet 1865 par M. Paulin Gros,maître mécanicien, soit 15 jours après avoir acheté le moulin à huile de l’îlot sus-cité dont l’activité démarrera officiellement en Octobre de la même année (cf publication tribunal de commerce).
Julien Gomez-Estienne « cette maison est construite dans les années 1880… (peut-être sur les bases d’une maison plus ancienne…) »
La Seyne en 1900 « Très probablement restaurée par le même architecte qui a construit de novo la Maison Gros puis Valentin de la place séminaire, où naitra la petite Marie le 24 novembre 1898… »
Julien Gomez-Estienne « l’architecte de la villa ste Rita est ceui de la villa orientale Helvetia située à la frontière de Toulon et d’Ollioules, visible de l’autoroute. Elle date de 1886. Où se trouve cette maison ? »
La Seyne en 1900 Julien Gomez-Estienne « La maison principale des Gros/Valentin se trouve à ll’arrière du moulin à huile, c.à.d faisant face à l’égise des Maristes.(n°12 act) »
NDRL : L’architecte de la villa orientale Helvetia est Pierre Chapoulart.

-1865 : Le 28 Octobre : inscription au tribunal de commerce de Toulon des statuts de la société « Gros et Emile Nègre » en vue de l’exploitation d’une usine à vapeur destinée à l’extraction des huiles d’olives, de grignons et de graines oléagineuses de toute nature. Siège de la société rue séminaire.

-1866 : Les Sicard, Jean chef mécanicien de 35 ans, sa femme Emilie 28 ans, leur fille Victoire 3 ans et sa grand-mère (Victoire Sicard 62 ans) habitent rue de la Paix. On les retrouvera plus tard (voisins avec les Loro des Gros) au 10 place séminaire…(p150).

-1872 : La famille habite toujours 7 rue Ramatuelle et Paulin est qualifié de « fabricant d’huile ».

En 1881 C’est encore Louise Coupiny 66 ans, veuve, et son fils Coupiny Lazare 36 ans, tuilier, qui résident au n°12 place séminaire.

-1876 : Joseph Paulin Gros mécanicien, chef de ménage de 51 ans, sa femme Joséphine née Daniel et leurs deux enfants Aglaë et Marie (22 et 19 ans) habitent 49 rue du Cours ! (p102).

-1886 : Paulin Gros commerçant de 60 ans et sa famille sont recensés au n°61 (changement de numérotation ?) (p49)

Les Sicard Jacques et Victorine (Arnaud) sont place séminaire avec la mère de Victorine, Maria Bonnaud chef de famille. (p257).

-1891 : Paulin Gros 65 ans fabricant d’huile, sa femme Joséphine 61 ans, Aglaë 36 ans, Marie 33 ans et Jean Baptiste leur fils de 30 ans vivent au 61 du cours Louis Blanc.

-1891 : Le Dr Germain Loro 45 ans, sa femme Marie Gautier 42 ans et leurs enfants Henri 16 ans, Claire 15 ans, Marie 11 ans et Victorine 10 ans sont au 10 Place séminaire…

Au 12 vivent des italiens, aubergistes, riveur, manoeuvre, et un français co-locataire (Vottero / Bruno, Verdagne).

Les Sicard eux aussi sont au 10 : Jacques 48 ans retraité et Victorine Bénédicte Arnaud 33 ans.

-1896 : La famille Loro est toujours au 10, Germain 50 ans, Marie 46 ans et les trois filles.

Henri Loro, le fils, né en 1874, 22 ans au R 1896, devait être absent (service militaire, service santé de la Marine de 1895 à 1899.

Les Sicard Jacques 53 ans et  Victorine Bénédicte 37 ans sont aussi au 10.

-1896 : Marie Alexandrine Gros se marie à 39 ans le 19 Mai 1896 (sous contrat) avec Alexandre Valentin*, né en 1845, alors âgé de 50 ans, chevalier de la Légion d’honneur, dont les deux parents Claude Valentin et Lucie Marie Jacquot sont décédés. Il est mécanicien de la Marine, d’origine vosgienne, rentier en son vivant. Paulin Gros est alors qualifié de négociant.

Parmi les témoins du mariage on retient Jean Baptiste Gros négociant, le frère de la mariée, Léonce Jacquot cousin germain d’Alexandre, attaché au ministère de la Marine, et Louis Merlin lieutenant de vaisseau.

C’est un Félix Gros qui officiera en tant que premier adjoint.

*Alexandre Valentin : Mécanicien de division en 1899, fit partie de l’État-Major du commandant de la Division navale de l’Extrême-Orient (Contre-Amiral  Charles Louis Théobald Courrejolles).

-1898 : Naissance de Joséphine « Marie » Valentin le 24 Novembre au domicile de ses parents Alexandre et Marie Alexandrine boulevard du 4 Septembre / place séminaire.

Aglaé Fortunée épousera Aimé Vergé, un lieutenant de vaisseau d’origine ariégeoise qui la laissera veuve en 1908.

Baptistin Gros épousera en 1891 Marie Louise Henriette BEGRAND, fille d’un capitaine de frégate en retraite.

Le jour du mariage, Paulin Gros est « dans l’impossibilité la plus absolue de se rendre à la mairie » (certificat du dr Sauze). Le mariage a donc lieu au domicilie de la mariée, portes ouvertes.
Sont présents comme témoins, les deux frères Pelegrin, cousins germains de l’époux.
Baptistin aura au moins 2 fils, jumeaux, nés le 13 juillet 1892 : Joseph Pierre « Eugène », et « Paul » Félix Marius.

Les jumeaux vivent en 1912 (Registre matricule) au 1 bd du 4 septembre. (C’est également bd du 4 septembre qu’est mort Aimé Vergé, sans indication du n° sur son acte de décès).

Joseph Pierre « Eugène » Gros, commerçant, qui après avoir pris un éclat d’obus dans la tête en novembre 1915 retournera au front pour y mourir le 18 septembre 1916.

«  Paul » Félix Marius, chauffeur d’autos, qui aura au moins 2 enfants, mourra en 1936, un 13 juillet …le jour de son anniversaire.


-1901 :  Sont recensés campagne Valentin 12 place séminaire : Alexandre Valentin, retraité, sa femme Marie, sa fille Joséphine Marie et ses beaux-parents Paulin et Joséphine Gros.

Les Loro et les Sicard sont au 10 avec leurs domestiques, Jacques Démosthène Sicard 57 ans sera cette année-là un témoin de mariage de Claire Marie Sophie Loro 1876 une des filles de Germain Loro.

-1905 : Paulin Gros décède le 24 Mars.

-1906 :  Au recensement on retrouve au 14 bd du 4 Septembre Jean Baptiste Gros, commerçant, son épouse Marie née en 1869 et leurs trois enfants, les jumeaux Paul et Joseph (1892) et leur soeur Félicie née en 1894, tandis qu’au n°51 (?) vivent Aglaë et Aimé Vergé (campagne Vergé).

Joséphine Marie Daniel Vve Gros vit avec sa fille, son gendre et leur fille Marie campagne Valentin (futur n°12), avec pour voisinage les époux Sicard Jacques et Victoire, Marie Vve Loro (1849) et son fils Henri Loro (1874) docteur en médecine avec leur domesticité à la campagne Sicard (futur n°10).

-1911 : Jean Baptiste Gros (meunier) et sa famille sont maintenant au n°1 bd du 4 Septembre. (Louis Coupiny étant au n°7).

Aglaë Gros est veuve, vivant seule avec sa domestique au n°51.

Dans la maison Valentin vivent les Valentin avec la belle-mère ainsi qu’un couple Pelletier, Edouard et Marie.

-1918 : Décès de Joséphine Marie Daniel Vve Gros.

Alexandre est alors cité dans l’avis de décès comme étant mécanicien inspecteur de la Marine.

Décès le 7 juin 1918 d’ Alexandre Valentin, Officier de la Légion d’Honneur. (il était né le 25 décembre 1845 à Charmes dans les Vosges).

Joséphine Marie « Mademoiselle Valentin » décèdera dans les années 90.

-1931 : Henri Loro 1874 vit au 60 cours Louis Blanc avec Marguerite sa femme et leurs deux filles, tandis qu’au 49 est recensé le Dr Tholance Frank 1897 ainsi que sa femme Madeleine et leurs enfants…

Honoré Pellegrin 1889 patron de la mercerie est au 15 avec Rose sa femme et leur fils Jean 1930.

Marcel Armand 1891 est recensé seul comme propriétaire au 14 rue Cyrus Hugues.

Louis Coupini et Marie son épouse sont au 7 bd du quatre septembre.

Joséphine Marie « Mademoiselle Valentin », rentière vit au 12 place Germain Loro. Elle y décèdera dans les années 90.

Armand Luccioni est négociant en vins au 7 rue Etienne Prat.

…où l’on retrouve la Chapelle des morts 1861/62 : Notre nouvel ami Paulin Gros le négociant en huiles (recherches en cours) de la rue séminaire future Etienne Prat n’obtient pas la concession d’une huitrière qu’il prévoyait à l’ouest du parc de La Chapelle des morts…(futur emplacement de l’atelier des turbines)

« … La dite cour avec magasin ou cabanon, le dit moulin à huile et la dite bâtisse qui servait autrefois de chaix confrontent ensemble -du levant la dite rue Séminaire -du midi Coupini et une maison appartenant au dit M Senès -du couchant la dite rue du Saint Esprit -du nord la dite rue de l’hopital et autres confronts plus vrais s’il en existe. »…(recherche Ludivine Rembobine) Superposition 1827/2019

Les deux photos qui suivent ont été prises par M. Paulin Gros exploitant d’une usine à vapeur destinée à l’extraction des huiles d’olives, des grignons et des graines oléagineuses de toute nature, inscrite au tribunal de commerce de Toulon en 1865, un moulin à huile situé à La Seyne sur Mer, occupant toute la partie Nord-Est de l’îlot, et aimablement fournies par André et Renée Lieutaud, descendants d’employés à la société Paulin Gros » à M. Jean-Claude Autran qui les partage non moins aimablement.
(optimisation numérique PdP)

Photo prise par M. Paulin-Gros exploitant d’une usine à vapeur destinée à l’extraction des huiles d’olives, des grignons et des graines oléagineuses de toute nature, inscrite au tribunal de commerce de Toulon en 1865, un moulin à huile situé à La Seyne sur Mer, occupant toute la partie Nord-Est de l’îlot, et aimablement fournie par André et Renée Lieutaud, descendants d’employés à la société Paulin-Gros » à M. Jean-Claude Autran qui la partage non moins aimablement.
(optimisation numérique PdP)
en 1911, rue Etienne Prat il y a « la maison Gros » où habite un surveillant, Charles Curtier (venant de Trinita), qui vit avec sa famille, peut-être sur cette photo…
Magnifique chapelle à double pressoir de l’ancien moulin à huile de Lourmarin.
Moulin du Piquet à Cotignac
La Seyne, simulation à partir des chapelles toujours visibles
A l’intérieur, accroché à un mur, un Christ de bois « qui a toujours été là ». Peut-être venait-il de la chapelle du saint-Esprit qui faisait face au moulin…
Extraordinaire destinée pour ce morceau de papier échappé des griffes du temps : 1896 le plan de table du repas de noces de Marie Alexandrine et Alexandre Valentin, où la plupart des convives ont été identifiés et qu’on a fait revivre un peu par ces recherches assidues qu’on doit au travail de Ludivine Rembobine qui apporte un sacré souffle de jeunesse à ces chroniques du Passé…Merci à toi, géniale génoenologue…
 A l’Inventaire du patrimoine urbain réalisé en 2016 par la Maison de l’Habitat de La Seyne : « date de construction 1880 », parcelle AM 802. « Usage : Habitation. Maison de maître avec beau jardin. Escaliers, terrasse. Etat : Correct ».

Sources :
Wikipédia
Archives du Var
Promenades dans Toulon ancien et moderne dédiées aux Toulonnais. Par H. Vienne 
André Peyregne Var-Matin (La guerre du savon)
Jean Debout Var-Matin (La bonne huile d’olive)
Jean-Pierre-Peyron (Dissertation sur les moulins à huile, ou L’art de fabriquer les huiles d’olives réduit à ses vrais principes,1811 )
M. Coutance (Olivier, histoire, botanique, régions, culture, produits, usages, etc.1877) 
Les moulins à huile d’olive en Provence (http://randojp.free.fr/)
Des moulins à huile dans le Var et en Provence (http://randojp.free.fr/)
huile_olive_naturalite_savez_vous_parler_huile_olive
(https://blog.tramier.fr/tramier)
huile_olive_les_vieux_moulins_a_huile_episode_1_le_var 
(https://blog.tramier.fr/tramier)
Extraction_de_l’huile_d’olive et antiques_méthodes_d’extraction 
(https://fr.wikipedia.org/wiki)
Lou trésor dóu Felibrige
Les deux photos des ouvriers du moulin seynois : Photos prises par M. Paulin-Gros, et aimablement fournies par André et Renée Lieutaud, descendants d’employés à la société Paulin-Gros », partagées par J-C Autran sur 
http://jcautran.free.fr/forum/histoire_de_la_seyne.html

Mise en forme par PdP pour La Seyne en 1900

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