Quatre articles sur Var-Matin par LY.F

Concernant le projet d’acquisition de la propriété Fliche-Bergis.

Article du 30 novembre 2016 de LY.F

sur une séance publique du conseil municipal.

Pour sa part, le domaine Fliche-Bergis attire, lui, tous les regards. D’abord ceux des riverains et des conservateurs des sites exceptionnels de la presqu’île, inquiets de voir la belle demeure rasée pour faire place à un projet immobilier. Et puis, la municipalité qui a un projet de longue date (lequel respecterait l’histoire du lieu et permettrait aux Mandréens de profiter du site) comme c’est le cas pour celui de l’Ermitage. C’est d’ailleurs dans cette optique que le conseil a donné pouvoir de préemption au maire en vue de la création d’une « zone d’aménagement différée ». Ce dossier délicat devient donc le nouveau cheval de bataille du conseil, d’autant, il faut bien le reconnaître, qu’une certaine unité règne sur ce sujet.

Article du 15 mars 2018 de LY. F.

À Saint-Mandrier, la demeure du XVIIIe siècle, désormais destinée à accueillir des équipements publics, s’est successivement appelée « Pin des Sablettes », puis « Pin Rolland ». Voici sa fabuleuse histoire…

À l’entrée de Pin-Rolland, au début de l’avenue Marie-Fliche-Bergis la bien nommée, le domaine Fliche-Bergis a fait couler beaucoup d’encre. La longue bataille juridique, qui a précédé son acquisition par le Conservatoire du littoral, puis la commune et TPM, est plus connue des Mandréens que la fabuleuse histoire de cette propriété hors norme.

Avant que « la vieille dame » ne montre son visage des mauvais jours, elle fut une superbe demeure familiale, prospère, remplie de rires, de joie et de bonheur.

En février 1803, Jean-Baptiste Rolland, armateur de tartanes, assurant le transport de marchandises entre l’Italie et la France par cabotage, acquiert une bastide entourée de vignes et de pinèdes appelée le « Pin des Sablettes ».

Un pin majestueux bordait en effet la demeure. Il était, dit-on, mentionné sur les cartes de l’époque comme arbre remarquable, car visible tant du large que du port de Toulon !

Des boulets du siège de Toulon 

Les vendeurs de la propriété étaient des négociants de Marseille, les frères Court, qui eux-mêmes l’avaient acquise un quart de siècle plus tôt auprès de Monsieur de Burgues, officier de marine.

Au décès de Jean-Baptiste Rolland, ses quatre filles, par dévotion à la mémoire de leur père, donnèrent à cette propriété le nom de « Pin Rolland ».

Pour l’anecdote, le bois du vieux pin, hélas abattu par la tempête, fut vendu à l’arsenal de Toulon qui, en le débitant, retrouva des boulets attribués la période du siège de Toulon de 1707, par le prince Eugène de Savoie !

Cette propriété familiale est restée une propriété d’exploitation viticole jusqu’en 1971, moment de sa partition et de la création du quartier du Pin-Rolland.

La maison a été habitée quasiment sans discontinuité jusqu’en 2003.

Durant la Seconde Guerre mondiale ses résidents ont été expulsés par l’armée d’occupation allemande entre 1942 et 1944, avant que l’armée américaine ne prenne le relais après le Débarquement.

La demeure sera renommée « Fliche-Bergis » en mémoire du grand-père Fliche et de la grand-mère Bergis aux alentours de 1970. Une avenue dans le quartier leur sera donc également dédiée.

La grande maison fut habitée par la famille jusqu’en 2003. Par Thérèse Fliche, épouse de Claude Girard, officier de marine. Le couple eut quatre enfants : Catherine, Hubert, Vincent et François.

À l’occasion de sa renaissance, on vous raconte le fabuleux destin du domaine Fliche-Bergis de Saint-Mandrier

À terme, l’ancienne maison de maître accueillera un centre de loisirs, le conservatoire de musique de TPM et ses dépendances seront réhabilitées en logements sociaux. LY .F

-Article du 12 septembre 2019 de Ly. F.

Cette semaine, le coup d’envoi du projet de revalorisation de la demeure Fliche-Bergis de Pin-Rolland a été donné par Gérard Hoehn, adjoint à l’urbanisme et aux investissements en charge du dossier.

À ses côtés, Dominique Meriaux, représentant la Métropole TPM, Sophie Besson, programmatrice chez DA et DU (Définition Architecturale et Définition Urbaine), mandatée pour travailler sur l’élaboration de différents scénarios de revalorisation du site en tenant compte du projet final de la municipalité.

« La demeure a du cachet et le site est superbe, mais malheureusement très détérioré. Nous allons analyser tout cela et voir ce que nous pouvons sauver, remettre en valeur et réintégrer lors de la réhabilitation », explique l’élu. 

Alain Dromenq, économiste chez Tempo Consulting, aura la charge du chiffrage des coûts des programmes, qui seront proposés, et Cédric Gentil (Sowatt), veillera à intégrer aux projets, les normes environnementales du bâtiment.

« En décembre, nous devrions être fixés sur un programme chiffré, après son acceptation par nos services. Restera à trouver le maître d’œuvre pour le permis de construire et la réalisation, qui devrait débuter fin 2020 », annonce Gérard Hoehn.

25 février 2020 Gilles Vincent, le maire sortant de Saint-Mandrier-sur-Mer défend son bilan et sa volonté de mener à bien les dossiers engagés, dont celui de l’aménagement de la propriété Fliche Bergis. Fliche Bergis. Un projet à 4,5 millions. En 2020, la propriété sera en grande partie ouverte au public, avec une voie verte (piétons et vélos) qui la traversera. Chacun pourra s’approprier le site, y compris ceux qui étaient contre, comme à L’Ermitage !

à suivre…

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