Façade de la chapelle des Pénitents blancs Cote 40S82_4 Archives de La Seyne-sur-Mer

Seuls vestiges aujourd’hui

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Cette chapelle aujourd’hui disparue, était située au quartier de Cavaillon (actuelle place Séverine), vouée à la Vierge sous le vocable de Notre-Dame-de-Miséricorde. Son existence remonte à 1639 quand les pénitents blancs apparaissent à La Seyne; elle fut inaugurée le 2 juillet 1639 et agrandie en 1643. C’est dans cette chapelle que fut élue la première municipalité de la commune nouvellement séparée de Six-Fours le 22 avril 1658. (voir infra*)

La chapelle des Pénitents blancs en 1861 : « Cavaillon, où l’on remarque une chapelle construite par une confrérie de pénitents blancs, réparée plusieurs fois et paraissant presque neuve« .

Pendant l’épidémie de choléra de 1865 la grande chapelle des pénitents blancs et ses annexes, spacieuse et proche du cimetière servit d’ambulance… Y étaient attachés le Dr Prat*, le Dr Combal* et plus tard le Dr Mourgues spécialiste lyonnais. Les soignants para médicaux et les aidants étaient les religieuses de la Présentation, des Mouissèques, ainsi que les dames trinitaires* de la rue de l’Hôpital.

« Des fouilles ont été pratiquées et n’ont rien révélé qui soit digne de fixer l’attention de l’archéologue, si ce n’est des fondements de murailles, une plaque de marbre blanc, des morceaux de fayence grossièrement travaillés, des vases en terre, plusieurs marmites remplies de monnaies en cuivre de mince valeur, quelques médailles, pièces de cuivre avec fleurs de lys et beaucoup de mosaïques.

Parmi les médailles les plus curieuses, il en est une portant la date de 999. Elle a été encastrée dans un mur; il nous a été impossible de nous la procurer pour la soumettre à notre examen.

Nous pouvons citer une autre médaille parfaitement conservée. D’un côté on aperçoit la Sainte-Vierge en relief, portant une branche de rosier; de l’autre, elle soutient l’enfant Jésus avec robe et couronne. Sa robe, largement plissée et parsemée d’étoiles, son manteau royal s’élevant jusqu’au sommet de la tête, surmontée d’une couronne, son collier de corail, tout fait présumer que cette pièce numismatique est d’origine italienne. L’exergue qu’on lit autour est conçue en ces termes : Sancta Maria de Rosa. Ce qui corrobore notre opinion, c’est l’inscription qu’on lit sur l’autre côté, rappelant sans doute la canonisation d’une sainte de Gènes ou de l’Etat de Gènes.

S. MARGARITE LIGURIE OPP. CORONABATUR PIO VI PONT. 1776.

Une pièce tournois assez reconnaissable porte l’empreinte de Louis XIII. Sa tête est couronnée de lauriers. Aurait-elle été frappée après la paix de Quiérasque? Une autre, avec la date de 1642, rappelle aussi le même roi, mais sa couronne est différente. Quant à la pièce d’argent, elle est assez bien conservée, sa date remonte à 1781, et l’exergue qui entoure le buste royal laisse lire le mot Carolus ..II. Nous inclinons à croire que c’est l’effigie de Charles III, qui a régné depuis 1759 jusqu’à 1788. Quelques lettres à peine déchiffrables laissent soupçonner les mots HIS. IND. Or, on sait que les Espagnols, comme les Italiens, sont passés par là à l’époque de notre première révolution.« 

Le Propagateur de la Méditerranée et du Var: revue mensuelle …1861

En 1906 étaient encore recensés la statue de la Vierge tenant l’enfant Jésus, haute de 1,70m, ainsi que quelques tableaux délabrés, quatre pieds de candélabre, etc…

Archives du Var*

Sources

Archives de La Seyne-sur-Mer

Archives du Var

Le Propagateur de la Méditerranée et du Var: revue mensuelle 1861

Photos Marc Quiviger

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